Hunger Games ivre, Potter méchant et Twilight peu disposé : charmant

Nicolas Gary - 05.12.2013

Edition - Société - analyse lexicale - Harry Potter - Twilight


L'analyse textuelle de certains best-sellers contemporains révèle de petites subtilités qui auraient pu échapper aux fans, mais également aux lecteurs vigilants. Et vont ravir les associations en mal de causes à défendre. Les trois grandes dames des lettres modernes, JK Rowling, Suzanne Collins et Stephenie Meyer ont ainsi été passées au crible. Planquez les enfants...

 

 

Drinking

L'abus de Hunger Games... ou les horribles dangers de la lecture ?

paukrus, CC BY SA 2.0

 

 

Depuis le XIIIe siècle, quand des moins français ont établi le premier catalogue recensant les mots et expressions les plus usités dans la Bible, la fascination pour la comptabilité n'a pas quitté l'esprit humain, toujours un peu facétieux.

 

Des millions de mots au travers des différentes sagas ont été analysés dans les livres des romancières, jusqu'à l'épuisement des ressources linguistiques des livres. Certains diront que cela a donc dû prendre une petite après-midi, il n'en est rien. Slate publie en effet un petit outil résumant la situation, qui n'est pas brillante, brillante. 

 

En effet, dans Hunger Gaes, le mot « drunk » (bourré), revient comme un leitmotiv, tandis que chez Harry Potter, c'est le mot « nasty » (méchant), qui revient régulièrement. Enfin, Twilight connaît un grand nombre de répétition de « unwilling » (réticent). Des résultats qui donnent un curieux aperçu de ce que les auteures peuvent injecter comme messages subliminaux dans leurs ouvrages. 

 

La suite de l'analyse n'en est pas moins captivante : Collins serait une frénétique des adverbes « constamment », « véritablement » et « génétiquement », tandis que Meyer abuse des « étonnamment », « intensément » et « délibérément ». Pour Rowling, on retrouve « faiblement », « rapidement » et « fortement ».

 

Enfin, on comprendra que certaines ont le sens du commerce plus que d'autres, en découvrant que Collins a calqué ses romans sur un nombre de 102.000 mots, à peu près constant, alors que la longueur des livres de Rowling est très variable. Les Reliques de la Mort font ainsi deux fois L'École des sorciers

 

Mais ce qui fascinera le lecteur se retrouve dans les expressions les plus employées : petit quizz, saurez-vous retrouver à quel livre appartient la phrase, citée en version originale :  

  • I sighed (J'ai soupiré)
  • My name is Katniss Everdeen (pas de traduction, c'est déjà trop simple)
  • Nothing happened.

 

Dans l'ordre, donc, Twilight, Hunger Games et Potter, ce qui permet de se faire une idée de l'ambiance, assez rapidement.

 

via SMH