Hunger Games vend mieux en papier qu'en numérique

Clément Solym - 05.04.2012

Edition - Economie - Hunger games - cinéma - ventes de livres


Les acteurs peuvent toujours se dire épatés du succès que connaît le film, qui conserve la première place du box-office américain. Déjà 155 millions $ gagnés après un premier week-end d'exploitation, le film fait en effet particulièrement plaisir. 

 

C'est que l'adaptation des livres de Suzanne Collins, sortis en septembre 2009 aux États-Unis fait également un carton dans les librairies étasuniennes. Or, selon le classement de USA Today, les versions imprimées de la trilogie ont dépassé en termes de ventes les résultats des ventes de livres numériques. 

 

Retrouver la trilogie Hunger Games

dans notre librairie

Mieux : le premier tome, Hunger games, est épuisé en version poche, mais les deux autres restent encore largement disponibles. Scholastic, l'éditeur de Suzanne Collins explique que pour les deux autres titres, Catching Fire et Mockingjay n'ont pas encore de dates pour les versions poches.

 

On parle d'ores et déjà de plus de 36,5 millions d'exemplaires imprimés vendus depuis le lancement de la trilogie.

 

Plus de ventes en imprimés qu'en numérique ? 

 

Pas très compliqué de le comprendre. En l'absence de législation fixant un prix unique de vente pour les livres papier, alors que les livres numériques sont soumis au contrat d'agence - découlant de l'intervention d'Apple - ces derniers se retrouvent à des prix... supérieurs.

 

Ainsi, The Hunger Games, le premier tome, peut être acheté en version neuve pour moins de 3,6 $, peu ou prou, en version poche, alors que la version numérique est proposée pour 4,63 $ voire 8,49 $...

 

De quoi comprendre la schizophrénie des auteurs.