iAd et iBooks, un duo publicité- ebooks gagnant

Clément Solym - 25.08.2010

Edition - Economie - apple - ipad - publicite


Tiens, petite réflexion matinale, en passant, tel le coup de vent lutin qui soulève les robes fleuries... Et si iAd, la régie publicitaire d'Apple et iBooks, le logiciel de lecture sur iPad étaient plus proches que ce que l'on ne pense ?

Le sujet a déjà été évoqué, attendu que la publicité pourrait, dans le cadre de livres numériques, devenir une nouvelle source de revenus, à même de sauver peut-être l'édition.
Mais alors quid de la publicité dans les livres ? Historiquement, si l'on en trouve dans les magazines, journaux et consorts plus que dans les livres, la raison n'est pas exceptionnelle. Les livres sont un mauvais outil pour la réclame, laquelle dépend du volume, de la rapidité de travail - et pour l'heure, le papier en est loin. Tant du côté volume que rapidité.

Aucun livre n'excède le tirage d'un quotidien national, par exemple : s'il s'est vendu 1 million de Lost Symbol, le Wall Street Journal écoulerait deux fois plus d'exemplaires chaque jour. Et pour ce qui est des délais d'impression, la presse reste encore plus intéressante...
Des délais qui n'existent plus dans l'univers numérique. Mais admettons. D'un point de vue commercial, la présence de iAd intégré à iBooks, est loin d'être complexe, et surtout, permettrait de générer des revenus pour tout éditeur, à condition que le consommateur prenne le pli.

En outre, la demande ne semble pas ralentir concernant les iPads et iAd représente pour cette plateforme probablement plus que pour les autres périphériques Apple, un moyen de monétiser tout type de contenu. L'annonce que l'on verrait s'afficher serait forcément en rapport avec les habitudes de surf, de téléchargement (pourquoi pas d'emails échangés ?) que votre machine garderait en mémoire...

Ne poussons pas la paranoïa : il suffirait qu'iAd soit connecté au compte iTunes, pour faire le tri dans vos goûts, et croise ce genre de renseignements avec l'historique de navigation. Et hop, voilà que la publicité est générée, pour être la plus conforme à vos us et coutumes internautiques.

Une fois de plus, cette approche semble assez évidente, et d'autant plus inévitable que forcément attrayantes. La question reste : est-ce que les lecteurs s'y plieront ?