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IFLA : Un déficit qui ne ralentira pas les actions en cours

Antoine Oury - 20.08.2014

Edition - Bibliothèques - IFLA WLIC 2014 Lyon - assemblée générale - bilan financier revenus déficit


L'assemblée générale pour l'année 2014 de l'IFLA, fédération internationale des associations de bibliothécaires, s'est déroulée ce soir, en marge du congrès mondial de l'organisation, à Lyon. L'occasion de présenter les résultats financiers de l'année passée, mais aussi les grandes opérations à venir de l'année prochaine.

 

 

Jennefer Nicholson, Sinikka Sipilä, Martyn Wade - Assemblée générale IFLA 2014

Jennefer Nicholson, Sinikka Sipilä, Martyn Wade (ActuaLitté, CC BY 2.0)

 

 

Sinikka Sipilä, présidente de l'IFLA, entourée de Jennefer Nicholson, secrétaire générale, et Martyn Wade, parlementaire, a ouvert l'assemblée générale de l'année 2013. L'occasion de tirer un bilan de sa première année de mandat, marquée, notamment, par la Déclaration de Lyon, révélée il y a quelques jours.

 

Le bilan financier de l'organisation, qui rassemble 1400 membres originaires de 500 pays dans le monde (dont 60 % en provenance de l'Europe et des États-Unis) est globalement positif, avec « des finances saines, qui permettront de remplir totalement les missions essentielles », assure le trésorier. Toutefois, l'année 2013 et la suivante afficheront des déficits annuels : pour l'année 2013, il atteint 70.320 € (soit moitié moins que le déficit prévisionnel), quand celui de l'année prochaine est évalué à 55.353 €.

 

Parmi les facteurs qui expliquent ce déficit annuel, la baisse des revenus tirés des publications, ainsi que les variations dans le taux d'intérêt bancaires aux Pays-Bas ont été évoquées. Si la situation financière n'est pas alarmiste, l'IFLA cherche évidemment de nouveaux membres (43 % de ses revenus 2013 sont issus des cotisations), même si le montant des cotisations augmente de 3 % pour 2014, proportionnellement à l'inflation.

 

La présidente Sinikka Sipilä a ensuite pris la parole, pour annoncer que l'IFLA allait mettre l'accent sur la conservation du patrimoine en 2015, notamment avec le lancement d'un registre des risques, pour documenter sur les documents patrimoniaux en danger. « La situation internationale et les conflits actuels nous ont montré que l'héritage culturel mondial était soumis à des risques de disparition, comme à Tombouctou, en Indonésie ou en Haïti. »

 

Enfin, elle a informé les adhérents des négociations en cours avec l'OMPI, quant à l'élargissement et le renforcement des exceptions au droit d'auteur en faveur des bibliothèques : « Il nous faut saisir pleinement le concept de démocratie numérique, et les bibliothèques doivent pouvoir fournir à leurs usagers des contenus numériques. Le destin des bibliothèques et des centres d'archives sera en partie décidé à l'assemblée générale de l'OMPI, en septembre 2014 », a-t-elle annoncé.