Le hasard, personnage littéraire incontournable

La rédaction - 31.07.2015

Edition - Les maisons - jeux hasard - littérature Balzac - comics Gambit


« Il n’y a rien de plus triste qu’une vie sans hasard », disait Balzac, qui s’y connaissait un peu en matière d’affaires humaines. Nombreux sont les auteurs et les dessinateurs qui semblent avoir pris à la lettre cet adage pour créer quelques-uns de leurs personnages les plus mémorables. 

 

 

 

En littérature, le hasard fait parfois bien les choses. La preuve : « Vous avez fondé notre bonheur pour la vie en me laissant faire, c’est un mariage unique, c’est une aventure dont le seul récit est attendrissant, c’est le coup de hasard le plus singulier, le plus heureux, le plus… » Les paroles sont de Silvia, l’une des protagonistes du fameux Jeu de l’amour et du hasard, de Marivaux. Ici, l’issue de la pièce est heureuse. 

 

Hasard, funeste hasard...

 

Mais qui dit hasard, dit aussi jeux de hasard. Et, dans ces cas-là, l’issue est souvent moins favorable. En 1990, l’auteur américain Paul Auster publie la Musique du hasard, un roman où il est question de hasard bien sûr, mais surtout de poker. Les deux personnages, Nashe et Jack, sont contraints de construire un mur pour deux milliardaires un peu louches après avoir perdu aux cartes, ce qui ne laisse rien présager de bon… 

 

Il arrive aussi que des personnages s’en remettent au hasard pour décider de leur sort et leur destin. C’est alors un formidable instrument narratif, propre à créer du suspense et de l’incertitude. Harvey Dent, alias Double Face dans la série Batman, décide de faire le bien ou le mal selon que sa pièce de monnaie tombe sur la face abîmée ou non. Tout un symbole. 

 

Toujours dans Batman, le Joker, immortalisé au cinéma par les prestations mémorables de Jack Nicholson et Heath Ledger, est un grand adepte du chaos et laisse courir sa folie au hasard de ses envies. Donner sa part au hasard est sa façon à lui de ne jamais s’ennuyer. Au passage, il n’hésite pas à laisser derrière lui un joker en guise de carte de visite. 

 

 

Chez Marvel, on trouve un autre adepte des cartes à jouer, mais dans un registre bien différent, Gambit. Créé par Chris Claremont et Jim Lee, il fait sa première apparition dans la série des X-Men en 1990. Outre son penchant pour les arts martiaux, il se caractérise par une prédilection pour les cartes à jouer. Grâce à sa maîtrise de l’énergie cinétique, il peut les transformer en des armes redoutables. Dans le film X-Men les origines, on le voit ainsi projeter Wolverine à travers le mur d’un bar avec un simple as de carreau… 

 

Oui, jouer comporte des risques, comme le rappellent les avertissements de santé publique. Autant de bonnes raisons de s’en tenir à la lecture. 


Pour approfondir

Editeur : Editions BakerStreet
Genre : litterature...
Total pages :
Traducteur :
ISBN : 9782917559291

Londres par hasard

de Eva Rice

Tara, adolescente un peu rebelle dont l’enfance a été assombrie par la mort tragique de sa mère, vit avec son père vicaire et ses sept frères et soeurs dans un presbytère de Cornouailles. Quand, lors d’un mariage, elle est remarquée par un producteur de disques pour sa belle voix, sa vie tranquille de jeune provinciale va basculer. Bientôt, accompagnée de sa soeur Lucy – ravissante jeune femme qui brise tous les coeurs mais qui ne rêve que de vieilles pierres –, elle partira pour Londres où elle enregistrera un disque et connaîtra le succès artistique, en même temps que ses premiers amours avec un photographe de mode. Les deux filles seront plongées dans le bouillonnement culturel du Londres des « Swinging sixties ». Lucy va même se rapprocher d’un certain chanteur et joueur d’harmonica qui deviendra par la suite l’une des plus grandes icônes de l’histoire du Rock. Dans ce roman « vintage », où les éléments de fiction et de la réalité se croisent et s’entremêlent, l’auteur dresse un tableau saisissant et nostalgique de cette époque, nous immergeant dans l’ambiance survoltée qui accompagnait les débuts des Beatles et des Stones, quand Londres était la capitale de la musique et de la mode. Une foule de personnages singuliers se dresse autour de Tara et de sa soeur, et les intrigues et imbroglios amoureux et familiaux se multiplient. Tara va triompher de bien de mésaventures dans ce roman initiatique plein d’espièglerie et d’humour, teintée de cette petite musique très personnelle qui donne tout son charme aux romans – so British – d’Eva Rice. Plein d'esprit et avec une pointe de malice, l'écriture d'Eva Rice fait penser à Jane Austen, à Thackeray, à Oscar Wilde, avec un petit soupçon de Nancy Mitford ou d'Enid Blyton, mariant à merveille la tradition à la modernité, comme le font aussi ses personnages. On voit même le rocker Brian Jones - fondateur des Rolling Stones - faire l'apologie de l'architecture victorienne dans une scène finale cocasse et comique, véritable morceau d'anthologie.

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