Impression à la demande : le salut des auteurs rejetés

Clément Solym - 08.04.2009

Edition - Les maisons - impression - demande - salut


Voici typiquement l'une des belles histoires d'internet : Lisa Genova travaille sur son roman, Still Alice durant un an et demi. Le livre achevé, elle le soumet à plusieurs agents littéraires : l'un d'entre eux lui dira qu'il n'y a pas de public pour une histoire sur la maladie d'Alzheimer...

Alors, Lisa se tourne vers une solution d'auto-édition, qui lui coûte 450 $, The Authors Solutions. L'offre comporte un numéro d'ISBN et une mise en vente sur Amazon. Après plusieurs mois, le livre est repéré par le Boston Globe et sera édité chez Simon & Schuster.

Aujourd'hui, il entame sa 12e semaine dans les meilleures ventes selon le New York Times.

Ça fait rêver, évidemment. Mais pour Gail Jordan, de Lulu.com, c'est bien là tout le principe : tout le monde peut publier, en toute liberté. Le succès fait le reste. Et à mesure que l'économie se glace outre-Atlantique, cette solution apparaît pour les auteurs comme une réelle chance d'accéder à une visibilité et une publication. Ou dans l'autre sens, d'ailleurs. Depuis 2002, Gail a expliqué que 820.000 livres avaient été publiés chez Lulu.com, et que 5000 nouveautés débarquent chaque semaine.

En France, les acteurs ne manquent pas non plus, avec entre autres l'arrivée prochaine d'Unibook. Mais ce principe d'impression à la demande, qui permet de ne pas stocker ni d'engager de frais d'impression inutiles séduit aussi les éditeurs, bien que l'on ignore encore ce qu'ils aient en tête. Ainsi, Gallimard avait annoncé s'intéresser à ce secteur : qu'en est-il ? Mystère...

L'exemple de Lisa ne connaît probablement pas beaucoup de pendants en France, mais l'enthousiasme des auteurs pour ces solutions qui ne leur coûtent rien de plus que la mise en ligne d'un document qui sera par la suite imprimé en fonction des achats présente une solution riche de possibilités...