Incendie de l'Institut d'Égypte : des témoins accusent les militaires

Clément Solym - 09.01.2012

Edition - Bibliothèques - Incendie - Égypte - Institut


En décembre, des affrontements entre les forces militaires et des manifestants ont entraîné l'incendie de l'Institut d'Égypte, qui abritait de nombreux livres rares, à présent disparus, dont Description de l'Égypte.

 

« L'incendie d'un établissement si riche signifie qu'une grande partie de l'histoire égyptienne s'est achevée », a déclaré Mohammed al-Sharbouni, le directeur de l'Institut dans un entretien avec une télévision d'État. 

 

 

Dans un communiqué, Frédéric Mittérand avait fait part d« sa grande tristesse face à la perte de nombreuses archives et d'ouvrages historiques d'une valeur patrimoniale inestimable », 

 

La responsabilité de la destruction de l'institut est rejetée sur et par les acteurs politiques impliqués. Les militaires et les médias d'État accusent ouvertement les manifestants.

 

Cependant, plusieurs témoins expliquent sur la toile que les militaires seraient en grande partie responsablesde cet incendie. 

 

Selon l'Américain Robyn Payne, qui vit au Caire, les forces de l'ordre se servaient de canons à eau pour disperser les manifestants depuis plusieurs jours et lors de l'incendie, ils n'auraient rien fait, alors que des manifestants entraient dans le bâtiment pour essayer de sauver des ouvrages. 

 

L'Institut d'Égypte, situé près de la place Tahrir, et fondé par Napoléon, n'est désormais plus qu'une ruine calcinée dont la structure menace à tout moment de s'effondrer.