Indépendance de la Catalogne : José Manuel Lara s'emporte

Clément Solym - 21.02.2014

Edition - International - groupe Planeta - José Manuel Lara - indépendance de la Catalogne


Le propriétaire du groupe éditorial Planeta, José Manuel Lara, compte parmi les hommes d'affaires les plus ouvertement opposés à l'indépendance de la Catalogne. Le plan sécessionniste d'Artus Mas, homme politique qui porte cette idée, a déjà trouvé sur son chemin Manuel Lara. Ce dernier avait d'ailleurs menacé d'emporter ses maisons d'édition hors du territoire, en cas d'obtention de l'indépendance. « Je transfère Planeta à Séville », assurait-il en mai 2013.

 

 

Grupo Planeta

rahego, CC BY 2.0

 

 

Le patron est une nouvelle fois revenu dans le débat, alors que le gouvernement espagnol est face à cet important dossier - et qui représenterait un désastre, estime le propriétaire de Planeta. « La Catalogne peut se développer d'une manière très intéressante hors de l'Espagne. Elle pourrait être une véritable puissance économique si elle se lance », commente-t-il. Mais selon lui, cette idée n'est pas viable. « Être hors de l'Espagne, c'est sortir de l'Europe, et plus probablement, de l'euro. »

 

Et d'interroger : comment les pensions seront-elles versées, qui percevra les impôts ? « C'est ridicule et la plupart des gens le savent. »

 

« Je suis plus catalan que les indépendantistes. Voyez à quel point je suis catalan, et si je crois en la Catalogne : je ne veux pas d'un pays qui, dans le pire des cas, deviendrait la Moldavie, et au mieux, le Danemark », s'emporte-t-il. Et de considérer que si le référendum sécessionniste voyait le jour, les conséquences économiques seraient terribles pour les habitants. 

 

Contrairement à beaucoup de notables catalans, aux fortunes considérables, Manuel Lara s'exprime régulièrement sur le sujet. Et s'est lancé dans un véritable combat contre l'idée de scinder le pays en deux États distincts. « Je suis le premier éditeur catalan en Catalogne et le premier éditeur espagnol en Espagne, et mon entreprise se trouve en Catalogne, et en catalan. » 

 

« Je veux qu'une Catalogne forte, puissante et brillante, mène l'Espagne », conclut-il. 

 

via El Mundo