Inégalités de salaire entre femmes et hommes chez les éditeurs anglais

Laure Besnier - 28.03.2018

Edition - Société - écart salarial - égalité hommes femmes - Salaires Rémunérations différences


Ce n’est pas nouveau, et ce n’est pas qu’en Angleterre, mais les écarts salariaux entre hommes et femmes dans l’industrie du livre continuent d’être constatés. Chez les plus grands éditeurs aux Royaume-Uni, les différences de rémunération varient entre 11,3% à 26,69%. 

 

On the platform, reading

Mo Riza, CC BY 2.0. 



Penguin Random House (PRH), Hachette UK, HarperCollins ont publié leurs chiffres au Bureau des Égalités gouvernementales anglais. Si les femmes représentent près des deux tiers de la population active, les hommes sont, en moyenne, mieux payés. 

Quelle égalité entre femmes et hommes
dans le secteur du livre ?


Pourtant, les trois entreprises emploient plus de femmes que d'hommes : 58% chez PRH, 66% chez Hachette et 64,5% chez HarperCollins. Toutefois, les pourcentages sont inversés au niveau du conseil d'administration, 44% chez PRH, 33% chez Hachette. Seul le comité exécutif d’HarperCollins est composé d'un PDG masculin, ainsi que de huit hommes et de huit femmes.
 

Des chiffres déprimants


La plus grande disparité a été observée chez Hachette. L’écart salarial médian est de 24,71%, et la moyenne est de 29,69%. 
 

En ce qui concerne les salariés de l'entité Hachette UK – qui inclut le personnel des entrepôts de Hachette Distribution, LBS ou encore d’autres – la différence est moins flagrante, les femmes sont payées 14,18% de moins en moyenne, mais 1,32% de plus si l'on se fie à la médiane. 
 

Pour PRH, les femmes sont payées 1,6% de plus que les hommes en considérant la médiane, mais, en utilisant la moyenne – qui totalise les taux de rémunération horaire des hommes et des femmes et les divise par le nombre d'employés masculins et féminins – la tendance est à l’inverse, les hommes gagnant en effet 11,3% de plus que les femmes. 
 

Chez HarperCollins, l'écart salarial médian est de 10,41%, et la moyenne, de 16,06%. 
 

Les justifications


Chaque maison d’édition invoque des raisons similaires pour expliquer cette situation. Pour Hachette, c’est parce qu’il y aurait plus d’hommes occupant des postes supérieurs tandis qu’il y aurait un nombre plus élevé de femmes dans les tranches de rémunération inférieures. De surcroît, beaucoup d’entre elles travailleraient de manière flexible et à temps partiel. 
 

Même argument chez PRH, pour qui l'écart était en partie attribuable à « une proportion accrue d'hommes occupant des postes plus élevés et mieux rémunérés par rapport à notre répartition globale des sexes ». La maison emploierait également une part plus élevée d’entrepreneurs masculins. 
 

Enfin, HarperCollins estime que cette situation est due à « une proportion accrue d'hommes dans le quartile supérieur où nous avons des positions mieux rémunérées ».
 

Les réactions
 

Des chiffres peu appréciés des personnels, on s’en doute. Hachette s’est donné comme objectif d’avoir 66% de femmes dans la tranche de rémunération la plus élevée, d’ici 2020. De même, son conseil d’administration devrait être féminin pour moitié. 
 

PHR, entend travailler sur la transparence de ses tranches de rémunérations, tandis qu’HarperCollins cite les initiatives et les programmes déjà mis en place « pour encourager le maintien le recrutement et la progression d'un plus grand nombre de femmes vers des postes de responsabilité ». 


Via The Guardian
 




Commentaires

Pas de commentaires

Poster un commentaire

 

grin LOL cheese smile wink smirk rolleyes confused surprised big surprise tongue laugh tongue rolleye tongue wink raspberry blank stare long face ohh grrr gulp oh oh downer red face sick shut eye hmmm mad angry zipper kiss shock cool smile cool smirk cool grin cool hmm cool mad cool cheese vampire snake exclaim question

Vous répondez au commentaire de

Cliquez ici pour ne plus répondre à ce commentaire

* Laisser vide pour ne pas reçevoir de notification par email de nouveaux commentaires.