Inspirée par un polar, elle accuse un prêtre de viol, à tort

Julien Helmlinger - 22.04.2013

Edition - International - The Ladykiller - Père John Taylor - Fausse accusation


En attendant le Jugement Dernier, le père John Taylor, âgé de 49 ans, a connu un avant-goût de descente aux enfers. Après avoir accepté de coucher avec une femme rencontrée via son réseau social favori, celle-ci l'a accusé de viol. Le chapelain a perdu non seulement son emploi, mais il a en outre été privé de revoir ses enfants, et vu sa voiture vandalisée par ses propres paroissiens. Seulement, l'affaire a connu un revirement inattendu juste avant l'ouverture du procès, car l'accusation était fausse... inspirée par un thriller. 

 

 

 Martina Cole, source d'inspiration

 

 

Selon sa profession de foi, lorsque l'homme de religion a convenu d'un rendez-vous avec une jeune femme âgée d'une vingtaine de printemps, il n'avait pas prévu d'avoir des relations sexuelles avec elle. Mais comme tout ne se passe pas toujours comme prévu, l'issue du dîner en aura voulu autrement, mais il affirme que cette relation était consentante.

 

Finalement accusé de viol et arrêté deux jours plus tard, il a immédiatement perdu son emploi et la confiance de ses paroissiens, de la communauté de Thanet, dans le Kent, qui auraient vandalisé, par trois fois, son véhicule. Par-dessus tout, l'allégation de viol a temporairement condamné le prêtre à ne plus voir ses enfants qu'il avait eus avec son ex-épouse. 

 

La plaignante avait raconté à la police que le religieux catholique l'avait épinglée sur un canapé et forcée à avoir des rapports sexuels avec lui, à renfort d'autres détails violents qui évoquaient l'ambiance de certains romans de crime. Une accusation qui allait être jugée lundi dernier par la Canterbury Crown Court. Mais lorsque les policiers ont analysé les preuves médico-légales, les traces d'ADN relevées ont indiqué que les rapports sexuels ne s'étaient pas produits sur ledit canapé, comme le rapporte le procureur Christopher May. La Cour s'est alors retrouvée sans preuve.

 

C'est alors qu'en se penchant sur les déclarations de la plaignante, les enquêteurs ont constaté qu'elle avait avoué s'identifier aux personnages des livres de Martina Cole, qui sont souvent des femmes en proie au viol, tandis que les hommes d'Église s'y retrouvent quant à eux dépeints comme coupables de violences. 

 

Le père Taylor, finalement innocenté, est désormais soulagé, mais il estime que les 14 mois d'attente de son jugement ont esquinté sa santé. Pour lui il n'y a pas de pire accusation que celle de viol, car l'accusé se retrouve immédiatement sous le coup des préjugés. Il espère désormais pouvoir retourner au plus vite à ses oeuvres de charité, et que son accusatrice soit punie pour avoir fait perdre son temps à la Cour.

 

Via The telegraph.




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