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Interdits de bibliothèque, des sans-abri planquent leurs lectures en cours

Laure Besnier - 19.10.2017

Edition - Bibliothèques - Sans-abris Bibliothèque - Auckland Nouvelle Zélande - Carte Bibliothèque


Dans une bibliothèque d’Auckland en Nouvelle-Zélande, des sans-abri sans carte de bibliothèque ont trouvé la bonne astuce pour continuer à lire : les cacher pour les retrouver dès le lendemain. Les employés, qui retrouvaient, surpris, les livres, viennent de dévoiler le mystère. 

 

Auckland skyline
 


Dans cette bibliothèque à Auckland, des livres disparaissent et réapparaissent à des endroits improbables. Les employés, perplexes, se retrouvent ainsi à jouer à cache-cache avec leurs collections : qui se découvrent sous des tables, qui sous des chaises et dans bien d'autres cachettes, plus inventives les unes que les autres.

« C’était vraiment bizarre et nous n’arrivions pas à comprendre ce phénomène, nous trouvions des livres délicatement rangés sous des étagères avec des marque-pages, pas de pages pliées etc. » déclare Rachael Rivera, à la direction de la bibliothèque, « On pensait que quelqu’un jouait avec nous ou alors c’était des enfants qui s’ennuyaient ». 

 

Finalement, après une réunion avec les habitants de la ville, le mystère a été résolu. Des sans-abris qui ne pouvaient pas avoir de cartes de bibliothèques, parce que sans adresse, cachaient les livres qu’ils lisaient pour pouvoir les finir sans qu’ils soient empruntés entre temps. 

 

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À Auckland, on compte 23000 sans-abris, plus de 700 dorment dans la rue chaque nuit. Même si certains, selon Rachael Rivera, ont une carte de bibliothèque car la Municipalité leur permet d’utiliser son adresse comme adresse résidentielle, d’autres ont peur d’endommager ou de perdre des livres de la bibliothèque s’ils les emmènent dans la rue.

Selon Rivera, environ 50 sans-abris vont à la bibliothèque tous les jours. Depuis, la bibliothèque propose une étagère aux sans-abris derrière le comptoir principale pour qu’ils puissent y laisser leurs livres, l’esprit tranquille.

De plus, la bibliothèque décide de fermer les yeux plus longtemps concernant les livres en retard. Rivera conclut : « [à la bibliothèque] se trouve un mélange de personnes qui dorment dans la rue et de personnes vivant dans de minuscules appartements dans le centre de la ville. […] Nous avons l’impression qu’il y a plus de personnes que jamais qui viennent [à la bibliothèque] »

 

Via The Gardian