Internet, "le grand texte du peuple qui ne lit pas"

Julien Helmlinger - 03.08.2014

Edition - International - Lorenzo Silva - Internet - Contenus en ligne


L'écrivain espagnol Lorenzo Silva participe cette année à un cours d'été, de l'Université internationale d'Andalousie, ayant pour thème Écrire sur Internet : Narration et technologie à l'ère des réseaux sociaux. L'auteur de La marca del meridiano était convié à s'exprimer lors d'une conférence de presse sur le campus ibéro-américain de La Rabida.

 

 

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Selon lui, le web deviendrait une sorte de « grand texte du peuple qui ne lit pas ». Il préconise en conséquence d'en prendre davantage soin et d'en rédiger le contenu de la « meilleure façon possible ».

 

Lorsqu'a été soulevé le sujet d'une éventuelle paupérisation de la langue écrite espagnole, Lorenzo Silva aurait attribué ce phénomène, qui se produirait selon lui de manière plutôt rapide, au fait que les gens ne lisent plus comme avant. L'auteur affirme qu'ils ont souvent cessé leurs apprentissages de la lecture et de l'écriture, et que parfois même, les gens n'apprennent plus rien du tout. 

 

Pour Lorenzo Silva Internet n'est rien d'autre que du texte. Alors quand tout un chacun multiplie ses lectures en ligne, tapant des mots dans les moteurs de recherche pour trouver sa doc, l'écrivain estime qu'il vaudrait mieux s'assurer de la qualité et de l'honnêteté intellectuelle du contenu qui forme ce grand texte.

 

Une préconisation qualitative qui trouve son écho dans les propos du président de l'Université internationale d'Andalousie, Eugenio Domínguez Vilches, ou inversement. Ce dernier a quant à lui notamment soutenu que l'écriture devait être claire afin de faire passer efficacement son message.