Internet tue une autre librairie, à Londres

Clément Solym - 05.07.2010

Edition - Economie - librairie - chaine - londres


Tant qu'il s'agissait de librairies indépendantes, les chaînes souriait en se disant que le temps des indés touchait à sa fin et que les petits allaient laisser leur place aux gros, définitivement. Au Canada, dans la ville de Regina (Saskatchewan), une librairie indé affirmait que la fermeture de sa boutique était inéluctable, à cause des livres numériques.

Mais quand les gros aussi se font dévorer, on se demande qui peut bien être ce super prédateur, si redoutable. Sûrement pas les ebooks... Si ? Pas tout à fait. Mais c'est au tour de Blackwell de fermer l'un de ses établissements... à cause d'internet.

Une boutique située au 158 Holloway Road à Londres, ouverte voilà plus d'une dizaine d'années ne parvient plus à rivaliser avec la toile et met la clef sous la porte.


Mohammed Ibar, 23 ans et gérant de la structure, explique la situation : « Nous sommes la seule librairie du quartier. Les étudiants et les professeurs nous ont trouvé très utiles au fil des ans. Mais je comprends que le propriétaire ait senti que le magasin n'était plus viable. La plupart des ouvrages sont disponibles à la vente sur internet et moins chers que dans les boutiques. »

Boum. Guillotine... Même le maire de Londres, Boris Johnson, fut l'un des clients de cet établissement, du temps où il vivait avec sa famille, non loin de là.