Iran : nous avons besoin de livres, pas de pain, clame un éditeur

Clément Solym - 04.08.2008

Edition - Société - Iran - pain - livres


Farad Teimurzadeh a rédigé à l'intention du ministre de la Culture et de l'orientation islamique, Mahommed-Hossein Saffar Harandi, pour ouvrir le pays à la lecture et accroître le nombre de livres par habitant. Le mois dernier, ce même ministère avait d'ailleurs lancé un appel à tous, pour l'occasion de la 6e Foire du livre, pour développer une ambiance culturelle de façon novatrice.

30 minutes de lecture obligatoire chaque jour

L'éditeur ne s'y est pas trompé et a ainsi proposé que dans les entreprises et organisations gouvernementales, 30 minutes soient quotidiennement allouées à la lecture. Il espère également faire disparaître l'image des fonctionnaires mangeant leur petit-déjeuner au bureau par celle d'hommes et de femmes en pleine lecture.

« Dans un pays où 80 % de la population est alphabétisée, le taux de livres par habitant de l'Iran n'est pas en adéquation avec notre magnifique histoire, notre culture et notre religion », affirme sa lettre, également adressée à diverses autorités.

« Tous les membres du personnel doivent lire un livre de 8 h à 8 h 30, chaque jour », peut-on lire sur une enseigne dans son entreprise. Et d'inciter à piocher dans les bibliothèques des lectures pour combler ce temps imparti. Pour autant, la bibliothèque nationale a déploré en avril une réelle pénurie et un manque de facilité pour trouver de quoi lire.

Une récente étude annonce que le taux de lecture de la population locale est de 2 minutes par jour.