Isaac Asimov : plaque commémorative et histoire de sexbots

Julien Helmlinger - 24.04.2013

Edition - International - Isaac Asimov - Science-Fiction - Philadelphia Weekly


Avis à tous les robots ! Tandis que l'auteur phare de science-fiction a vécu dans un appartement de l'ouest de Philadelphie, pendant ses productives années 1940, cette semaine, le journal Philadelphia Weekly a mis en orbite une pétition le concernant. Un appel visant à récolter 2.500 signatures numériques, afin que l'adresse en question soit marquée d'une plaque commémorative en l'honneur d'Isaac Asimov. Un projet qui n'entre heureusement pas en conflit avec ses lois de la robotique.

 

 

 

 

Les plaques commémoratives, Pennsylvania Historical Marker, honorent la mémoire des gens, des lieux et autres événements qui ont influencé la vie des Pennsylvaniens, au cours des siècles, et ce, depuis que William Penn a fondé son Commonwealth de Pennsylvanie. Pour influencer la décision de la Commission, rendez-vous à cette adresse.

 

Et c'est au cours de la Seconde Guerre mondiale que l'écrivain travaillait en qualité de chimiste au service du Philadelphia Navy Yard. Entre 1942 et 1945, quand il vivait dans son appartement de la « ville de l'amour fraternel », il y rédigea une demi-douzaine de ses oeuvres majeures, dont les incontournables Lois de la robotique. Ces lois, qu'évoquait Joël Houssin, alors interrogé par ActuaLitté en marge de la sortie de Loco, et qui restent au coeur de certains débats d'éthique en lien avec le développement technologique.

 

Un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, restant passif, permettre qu'un être humain soit exposé au danger.
Un robot doit obéir aux ordres que lui donne un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la Première loi.
Un robot doit protéger son existence tant que cette protection n'entre pas en conflit avec la Première ou la Deuxième loi.

 

Sur le thème, à titre anecdotique, alors que ces lois ne précisent pas si les machines ont l'obligation de faire du bien aux humains, dernièrement, un sondage YouGov interrogeait les Américains notamment afin de savoir s'ils étaient prêts à faire l'amour avec des robots. 

 

Une prise de température intéressante, qui a révélé que si 18 % d'entre eux estiment que les rapports sexuels avec des machines seront possibles d'ici 2030, en revanche, ils ne seraient que 8 % à fantasmer sur un ébat robotique, contre 11 % d'incertains et 81 % définitivement opposés à cette idée.

 

Petit détail, 31 % des Américains sondés estiment que de faire l'amour avec un sexbot, lorsqu'on est déjà en couple, ne serait pas une tromperie.