Isabelle Adjani : “J’ai découvert le “monde” de la lecture tout récemment.”

Victor De Sepausy - 25.11.2017

Edition - Bibliothèques - Isabelle Adjani BnF - monde lecture adjani - adjani lecture BnF


Après une première lecture lors du Festival « La bibliothèque parlante » en mai 2017, Isabelle Adjani donnera vie à quelques grands textes de ses auteurs préférés, Marguerite Duras et Emily Dickinson, mais aussi Choderlos de Laclos, Camille Laurens, Fred Vargas... Accompagné de musique classique, ce spectacle permettra de plonger dans l’univers littéraire de l’interprète de La Reine Margot.



Isabelle Adjani © Marian Adreani
 

 

« J’ai découvert le “monde” de la lecture tout récemment. Il m’était assez étranger. Non pas en tant que spectatrice, mais comme comédienne. J’ai ressenti là un plaisir d’une nature inconnue. Je lisais du Racine, ou encore du Duras... Ce fut comme une révélation, qui a produit une exaltation nouvelle. 

 

On rentre dans le texte. Cela se fait de façon vibratoire, entre le frémissement qu’il y a dans l’écoute du public et le frémissement de la diction. C’est son écoute qui vous guide. Et c’est si inattendu de sentir les gens à ce point captifs sur une voix seule, parfois seulement accompagnée, mais subtilement, de musique. Ces lectures demeurent des moments à la fois éphémères et inoubliables. Elles s’inscrivent en nous pour toujours. 

 

Quand je parle de textes qui m’ont traversée comme ça, je n’apporte aucune preuve au public, juste mon enthousiasme. Je trouve cela très beau, et cela rejoint quelque part une tradition orale. Si le public n’était pas là, je n’existerais pas. Alors que si je ne suis pas là, il continue d’exister ! On ne peut pas jouer sans public. 

 

Quand je suis moi-même spectatrice au théâtre, j’attends qu’il se passe quelque chose en moi, qu’on me transmette un désir, une émotion, une réflexion ou qu’on modifie ma pensée, qu’on me révèle quelque chose de moi face au monde. Un public qui vient vous voir jouer, c’est un public qui vous offre sa confiance, pour qu’au moins un peu de ce moment de théâtre fasse une différence. 

 

Qu’il permette de pénétrer une autre réalité qui met entre parenthèses la vie quotidienne. Ce sont des moments précieux. Peut-on vivre sans ? Je ne crois pas. »

 

De Duras à Dickinson, lecture par Isabelle Adjani Vendredi 8 décembre 2017
Grand auditorium : 18h30 - 20h ; Tarif unique 10 €



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