Israël, imbécile, libère le romancier Henning Mankell

Clément Solym - 01.06.2010

Edition - Société - flotille - liberer - mankell


Pression internationale trop forte ou impression d'être devenue la risée du monde entier, après l'assaut d'une flottille qui n'avait rien de belliqueux, toujours est-il qu'Israël vient de libérer le romancer suédois Henning Mankell, dont on apprenait hier qu'il était présent sur le navire attaqué par les soldats israéliens.

Une situation abrutissante, et bien qu'il s'en sorte, l'auteur de polars n'en oublie pour autant pas les priorités : « Nous sommes inquiets au sujet de nos amis qui sont toujours captifs », explique-t-il au journaliste de Expressen, un tabloïd du pays, dans l'avion qui le ramenait chez lui.


Mankell s’était engagé dans cette traversée par conviction profonde. Selon lui, un acte de solidarité ne s'exprime pas avec des mots, mais bien par des actions concrètes. « C'est avec elles que nous pouvons prouver que nous somme disposés à soutenir que ce en quoi nous croyons est important. »

Le ministère des Affaires étrangères suédois a précisé que seuls quatre des onze concitoyens qui voyageaient dans le navire attaqué hier ont été autorisés à quitter Israël.

Le fils de Mankell, fou de joie, confie même au tabloïd sont bonheur de savoir son père libéré. Contrairement aux premiers rapports annonçant que le romancier avait été blessé, son agent précise qu'il n'a absolument rien, chose confirmée par le ministère en personne

Les six navires à destination des territoires occupés transportaient plus de 700 passagers, avec à leur bord plus de 10.000 tonnes de produits divers à destination de Gaza, dans une opération qui tentait de contourner le blocus imposé par l'armée israélienne.

Quelque 480 autres militants partis avec Mankell sont toujours retenus en captivité.