Israël : victime du terrorisme, elle rêvait de créer des bibliothèques urbaines

Nicolas Gary - 29.01.2016

Edition - International - terrorisme assassinat - Israël lecture - livres book crossing


Une jeune Israélienne de 23 ans a succombé à ses blessures, suite à l’attentat perpétré dans la localité de Beit Horon. Shlomit Krigman était gravement blessée. Deux terroristes palestiniens qui s’étaient introduits dans le territoire, situé entre Jérusalem et Tel-Aviv, ont tous deux été abattus. Mais la mémoire de la victime sera honorée : un libraire a décidé de réaliser le rêve de bibliothèques publiques qu’elle portait. 

 

 

 

Steimatzky Books, le plus important groupe de librairies d’Israël, financera la construction de petites bibliothèques urbaines, pour encourager les habitants à lire. On les retrouvera dans les abribus, conformément au projet que portait Shlomit Krigman. « Après avoir entendu l’initiative de Shlomit, nous avons choisi de rendre hommage à sa mémoire de cette manière, afin que chacun puisse savourer des livres et lire, ainsi qu’elle le souhaitait », assure le libraire. 

 

Shlomit Krigman avait été agressée au couteau. Elle vivait avec ses grands-parents dans cette colonie cisjordanienne. Elle venait d’obtenir son diplôme en design industriel à l’université d’Ariel. Son décès a véritablement touché l’ensemble du pays. Les agresseurs avaient fait une autre victime, de 58 ans, dont les jours ne seraient toutefois pas en danger. 

 

À l’occasion d’une interview donnée à Canal 10, la jeune femme expliquait l’année passée son désir de voir les gens remettre des livres et de la lecture dans leur quotidien. « Je veux que les gens renouent avec le sentiment de tenir un véritable livre. » 

 

 

 

Les croquis qu’elle avait présentés montrent comment ses petites étagères pourraient s’intégrer aux arrêts de bus, ou simplement placés sur des poteaux électriques. « Tout le monde peut emprunter un livre, en attendant les transports, le lire durant le trajet, et le rapporter quand on a fini. Idéalement, les mini-bibliothèques seraient approvisionnées en livres offerts par la communauté locale », précisait-elle. 

 

 

 

L’important était que les gens, à travers tout le pays, prennent part à cette initiative, en apportant des livres, en partageant leurs lectures. Une sorte de book-crossing national, toujours meilleur pour la santé que d’allumer une cigarette en attendant. 

 

Selon son frère, Dror, « elle avait toujours essayé d’encourager à lire, par son amour des livres ». La famille endeuillée a salué le geste de Steimatzky, mais n’a pas fait de commentaires. 

 

(via Yediot Ahronot)