Mondadori devra attendre jusqu'au 29 juin pour acheter RCS Libri

Nicolas Gary - 26.05.2015

Edition - International - RCS Libri - Mondadori édition - rachat vente


L'industrie du livre en Italie vit désormais dans l'attente de savoir si un accord sera conclu entre RCS Libri et Mondadori, le second ayant pour projet de racheter le premier. RCS Mediagroup avait déjà effectué un premier report, pour des raisons logistiques, au 29 mai. La date approchait, et les négociations exclusives engagées pourront se poursuivre. 

 

 Milan mondadori RCS Libri

Milan, coeur de l'édition italienne

anglogean, CC BY ND 2.0

 

 

Le conseil d'administration de RCS Mediagroup, réuni ce 26 mai, sous la présidence de Maurizio Costa a validé la prorogation des discussions. Sur la demande expresse d'Arnoldo Mondadori Editore, la maison RCS a donc accepté que la période de négociations exclusives soit repoussée au 29 juin. Ce nouveau délai devrait cette fois permettre de conclure le processus de rachat. $

 

Décision étonnante alors qu'Ernesto Mauri assurait, fin avril, avoir bel et bien l'intention de conclure rapidement cette transaction. « Il y a une période de six semaines pour faire une offre ; nous avons commencé voilà trois semaines. Mais si l'affaire est terminée avant, ce serait mieux », expliquait-il. « Ce n'est pas un travail que vous faites facilement, cela prend du temps. Nous avons encore jusqu'au 29 mai, mais nous ferons notre offre. »

 

Dernière, l'éditrice, photographe et journaliste italienne, Inge Feltrinelli, et qui gère la maison d'édition du même nom, fondée en 1954, assurait être relativement sereine, devant cette transaction. Contrairement à de nombreux éditeurs et libraires, y compris des auteurs, ou au ministère de la Culture, l'éditrice a un discours plus distant.

 

« L'espoir reste que cette concentration ne devienne pas une espace de compression de la liberté d'expression », estime-t-elle. Et d'ajouter que, pour son entreprise, cette vente peut devenir profitable, « dans la chaîne d'approvisionnement, de même que pour le commerce au détail ». Elle conclut : « Nous avons une marque forte également, perçue comme telle par les clients, et que nous pouvons défendre. »

 

(via Il Libraio)