Jackie Kennedy détestait les Français et se méfiait des féministes

Clément Solym - 14.09.2011

Edition - Les maisons - jacqueline - kennedy - revelations


Jacqueline Kennedy adorait son mari qui surplombait le reste pour elle. Elle parlait couramment français pour avoir étudié pendant un an à la Sorbonne. Mais elle porte des jugements peu étayés, mais durs sur la France. Dans une interview accordée à l'historien Arthur M. Schlesinger quelques mois après la mort de son mari, elle ne mâche pas ses mots. Et paraît un rien vieille garde, se moquant du féminisme.

 

Les entretiens de 1964 paraîtront en France chez Flammarion le 21 septembre. En attendant sa publication, ABC a révélé des extraits des enregistrements. Mme Kennedy avait demandé que les entretiens ne paraissent que 50 ans après sa mort. Sa fille a décidé que 50 ans après la mort de son père était « assez long pour apaiser les passions, mais assez court pour que ce monde-là ait encore beaucoup à nous apprendre. »
 


 

Mme Kennedy y parle beaucoup de son couple et des problèmes de vie privée, mais lance aussi quelques piques contre les dirigeants et personnalités de son temps. Martin Luther King était « un poseur » (a phony), Charles de Gaulle était « égomaniaque » et « malveillant » (spiteful), tandis qu'Indira Gandhi, qui n'avait par ailleurs aucun lien de parenté avec le Mahatma Gandhi, était « une femme horrible, cruelle et un peu arriviste ».

Pendant ce temps, les Français « ne sont pas très gentils. Ils ne pensent qu'à eux. Je déteste les Français » rapporte l'AFP.

 

Outre ces qualificatifs peu amènes largement distribués, Mme Kennedy n'adorait pas non plus les féministes. Pour elle, la place des femmes était la sienne, à la maison. Elle ne comprenait pas « cette volonté cinglée du pouvoir », allant jusqu'à dire qu'elle « ne serait pas surprise si c'était des lesbiennes ».

 

Ses opinions politiques feraient sans doute sauter au plafond bon nombre de femmes d'hier et d'aujourd'hui : « Je reçois toutes mes opinions de mon mari, qui est dans le vrai. Comment je pourrais avoir des opinions politiques ? Je pense que les femmes ne devraient jamais faire de politique. »