Jacques Bonnaffé ne lira plus de poésie sur France Culture

Victor De Sepausy - 16.08.2019

Edition - Société - Jacques Bonnaffé - poésie France Culture - émission poèmes lecture


Six minutes de lecture quotidienne, pour réduire le stress dans son existence, voilà qui est parfait. Mais cinq minutes de poésie pour enchanter sa journée, c’est ce que proposait Jacques Bonaffé sur France Culture. Quatre ans après la disparition de Ça rime à quoi, l’antenne du service public perd une nouvelle présence poétique. 


Jacques Bonnaffé

 
Chaque semaine, du lundi au jeudi, Jacques Bonnaffé proposait de découvrir un poète, en cinq minutes de lectures salutaires. Le comédien avait lancé cette pastille en août 2015 — et à l’époque, il s’agissait d’une lecture quotidienne. Avec le temps, la peau de chagrin s’est rétrécie, passant donc à un rythme de quatre émissions semaine. 

Sous-titrée « Rime toujours, ça m’intéresse », l’émission ne sera donc pas reconduite comme il l’annonce dans un post sur Facebook. Un souhait personnel, assure-t-il après « quatre ans d’une activité prenante, et passionnante, où je me serai efforcé de rester à jour des publications poétiques ». Il s’agit de retrouver le temps de la lecture, « autrement », mais également celui du « théâtre et d’autres lieux ». 

L’émission s’arrête donc, ou plutôt, explique Jacques Bonnaffé, « j’ai souhaité m’arrêter », après s’être, l’année passée, « bagarré pour prolonger (avec un peu d’insistance, oui), la parenthèse poétique m’était chaudement réclamée par ses auditeurs, sa variation de voix semblait appréciée ».

Pour l’heure, la page avec les émissions en podcast est toujours disponible, avec la dernière série de lectures réalisée au mois de juin. Quatre épisodes qui avaient, comme une prémonition, été baptisés « Finir en beauté ». 




« J’ai un bonheur constant à fouiller ces textes nouveaux, y chercher des coupes et des ajustements possibles, peut-être est-il prudent de ne pas lasser et laisser venir ce qui pourrait naître d’un vide », poursuit le comédien.

« Sans céder à des tons dramatiques ni aux voix trop officielles, la diction de poésie est habitée par un esprit de convenance et d’emphase honorifique qui nous glace à ces heures inaugurales. »
 



Commentaires
Merci, cher Jacques. C'était formidable.
5 minutes nécessaires à notre hygiène mental ! Dommage de ne plus entendre cette voix exigeante et profonde.
Mercicrem, en tous sens,

pour ces petits belvédères onctueux d'exaltitude.



Bonne route hors-antenne.



Un terrien-vague
C'est comme si on me supprimait ma dose mon injection essentielle..Le malade va souffrir et les labos surement aussi
c'était un moment magique d'écoute pour des textes inconnus et parfois lorsque je reconnaissais Whitman, thoreau, emerson, baudelaire ou gherasim luca, cette voix si particulière, si enthousiaste m'offrait une nouvelle émotion, je suis réellement triste de perdre ce moment si rare sur les ondes
Cette infinie tristesse,de cette infinie perte .... la boboisation triste de FC .... et de nous proposer des podcasts quand vous adorez la RADIO!!!!

Le ciel reste gris.
Notre service public va jusqu’a Enlever les minuscules balises qui le maintenaient dans un périmètre honorable !

Bonjour tristesse !
merci Monsieur !

Je fus enchantée!
Depuis notre rencontre éphémère et poétique au théâtre du Gymnase à Marseille, je n'ai cessé d'apprécier tes interventions,théâtrales ou radiophoniques. Ces rendez-vous impromptus avec la poésie, malheureusement devenue si rare dans nos vies, vont me manquer. Mais belle route à toi.
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