Jacques Réda, la poésie du jazz

Clément Solym - 30.05.2011

Edition - Les maisons - autobiographie - jazz - reda


La galerie de portraits de maîtres du jazz, écrite par Jacques Réda, s'adresse aux néophytes comme aux initiés : Autobiographie du jazz, accompagnée de plus de cent cinquante solistes (Flammarion, 2011).

Poésie


Le livre commence par une autobiographie du jazz et continue par l'étude des deux «piliers», Louis Armstrong, improvisateur, trompettiste et inventeur du scat, ainsi que Duke Ellington, accompagné d'un orchestre varié. Suivent deux «albums», constitués d'études d'artistes classées par ordre chronologique.

Jacques Réda explique au cours du récit des termes comme le rag, « rage légère de déchirer », ou le slap, manière de tirer les cordes pour les faire rebondir « contre la caisse ».


Les commentaires sont liés à des impressions subjectives, c'est pourquoi l'écriture est métaphorique, et Jacques Réda établit des analogies entre la musique colorée de Clark Terry, la poétique de Baudelaire et le style de Proust.

Jazz


L'évolution de l'«être» jazz, est évoquée par un récit à la première personne. L'intention du jazzman est-elle de chanter à la «gloire du Seigneur», de mettre en musique «le blues» pour déplorer « les poules qui vous laissent tomber, le manque de fric, le travail de bête, les magouilles de politiciens » ?
Pour Jacques Réda, le jazz est né avant tout d'une incitation à la danse par un balancement syncopé, le swing, puis s'est métamorphosé au gré de la beauté des improvisations, en progressant vers une « complexité rythmique croissante. »