Jacques Viguier signe Innocent

Clément Solym - 10.06.2010

Edition - Les maisons - Viguier - Innocent - parution


Suite à la disparition de sa femme en février 2000, Jacques Viguier passe dix ans aux mains de la justice avant de finir acquitté une seconde fois en appel en mars 2010 après un premier jugement similaire rendu en avril 2009. Dès sa sortie du palais de justice, M. Viguier avait promis qu’il publierait un livre racontant ces années de suspicions.

Entamé dès 2007, le livre, édité chez Plon, sort aujourd’hui en librairie (195 pages, 17 €). Portant le titre clair d’Innocent, on peut lire en sous-titre : « 10 ans de souffrance et de combat ». Si Jacques Viguier a commencé à écrire, c’est avant tout pour se décharger. L’écriture interviendrait alors comme une thérapie conseillée par son psychologue.

Il faut dire que pendant ces dix années, ce professeur de droit public est passé par des phases de dépression aiguë. Après avoir obtenu l’acquittement devant les jurés, M. Viguier cherche à retrouver son image aux yeux du public en général.

Le mystère demeure entier sur la disparition de sa femme Suzanne avec laquelle il vivait de manière séparée depuis déjà plusieurs années. M. Viguier avait ses maîtresses quand sa femme avait ses amants.

C’est notamment le dernier d’entre eux, Olivier Durandet, l’amant de Suzanne depuis deux ans, qui a toujours soutenu l’accusation contre M. Viguier. C’est aussi la dernière personne à avoir vu Suzanne qu’il ramena au domicile conjugal dans la nuit du 27 février 2000. Après, plus rien.

M. Durandet, face à la sortie de ce livre, reste sur ses gardes et menace d’attaquer en diffamation M. Viguier si l'ouvrage contient des passages mensongers à son encontre.

L’ancien amant de Suzanne dit vouloir également écrire un livre sur cette sombre affaire s’il trouve un éditeur pour être publié. Si les jurés ont toujours acquitté Jacques Viguier, des enquêteurs comme le procureur général n’avaient pas la même vision du personnage.