Jane Austen, Conan Doyle : de l'érotique dans les classiques

Clément Solym - 17.07.2012

Edition - Les maisons - érotisme - littérature classique - tension sexuelle


Il était déjà prévu que Charlotte Brontë enlève le haut, durant ce mois d'août. Enfin, dans le livre, c'était l'héroïne Jane Eyre qui allait se retrouver cul nul. Littéralement. Eve Sinclair profitait de la tendance 50 Shades of Grey, pour renouveler le classique de la littérature britannique, dans une version plus olé-olé. (voir notre actualitté)

 

 

 

 

Eh bien, c'est au tour de Jane Austen de prendre la voie du roman érotico-caliente. Après la version Orgueil, préjudices et zombies, l'éditeur opte pour une métamorphose érotique de Northanger Abbey, un autre classique de la littérature. La collection Clandestine Classics va d'ailleurs revisiter d'autres classiques, comme les romans de Conan Doyle, avec un Sherlock Holmes qui n'aurait rien à envier à l'étalon italien. On parle même - enfin ! - d'une relation sérieuse entre Holmes et son adjoint, le docteur Watson. 

 

Interrogée par l'AP, Claire Siemaszkiewicz, fondatrice de la maison Total-E-Bound Publishing, explique qu'à partir du 30 juillet, tous ces livres seront disponibles, en version numérique. « Nous n'allons pas réécrire les classiques. Nous conservons la prose originale, et la voix de l'auteur. Nous ne changeons rien de tout cela. Mais nous voulons améliorer les romans, en y ajoutant de scènes 'manquantes', pour que les lecteurs puissent mieux en profiter. »

 

Ainsi, les Hauts de Hurlevent contiendront une bonne vielle séquence de bordage, administrée par Heathcliff à la jeune Catherine Earnshaw… « Les gens vont adorer, ou détester. Mais nous sommes à 100 % convaincus qu'il existe un marché pour ces textes. Nous allons apporter les classiques à une nouvelle génération de lecteurs, ainsi qu'aux gens qui aiment les classiques, mais aimeraient voir ce que l'on peut faire avec eux. »

 

Et, espiègle, de se demander si les soeurs Brontë elles-mêmes n'auraient pas versé dans la littérature coquine, si elles avaient publié leurs oeuvres aujourd'hui. « Il y a de fortes tensions sexuelles sous-jacentes dans leurs histoires. Charlotte Brontë était audacieuse et avant-gardiste, pour une dame de son temps. Il y a tellement de tension sexuelle et d'érotisme dans ses livres. »

 

Les séquences manquantes seront évidemment réécrites par des auteurs contemporains, spécialisés dans l'érotisme, et spécialement choisis parmi les 250 écrivains que compte la maison d'édition...