Jane Goodall attrapée en flagrant délit de plagiat

Xavier S. Thomann - 27.03.2013

Edition - International - Jane Goodall - Plagiat - Wikipédia


Jane Goodall est certainement la primatologue la plus célèbre au monde. En même temps, ça ne court pas les rues. Du coup quand on trouve des passages entiers empruntés à diverses sources et non mentionnés comme tels, cela fait un peu de bruit sur internet. 

 

 

Jane Goodall

nick step, CC BY 2.0

 

 

C'est le dernier livre de la scientifique qui est ici en question. Seeds of hope (les graines de l'espoir) a vu sa publication repoussée après que des lecteurs attentifs ont relevé des emprunts assez massifs à divers sites internet qui n'ont pas été présentés comme tels. C'est un critique littéraire du Washington Post qui repéré le plagiat et le journal américain a écrit un article pour faire mention des 12 passages en question. 

 

Avant de nous pencher sur les passages incriminés, signalons tout de même que la respectable scientifique a reconnu les faits, avec une franchise assez louable. Dans une lettre, elle a expliqué : « C'est important pour moi que les sources soient correctement mentionnées. » 

 

Elle a rajouté : « mon but est de m'assurer que quand le livre sera publié il ne soit pas seulement de la plus grande qualité, mais aussi que l'accent soit mis sur le message important qu'il véhicule.» Et enfin : « je suis perturbée par le fait que des sources de valeur n'aient pas été mentionnées, et je tiens à présenter mes plu sincères excuses

 

En fait de message, le livre s'attaque non à la question des singes, mais à celle des plantes et des arbres en particulier. D'après l'éditeur, Seeds of Hope prend en compte « le rôle très important joué par les arbres et les plantes dans notre monde.» 

 

Ce sont les passages sur les arbres qui reprennent diverses sources à l'identique. Parmi ces extraits en question, des phrases de la notice Wikipédia du botaniste John Bartram ont été reprises telles quelles. Et le Washington Post analyse d'autres emprunts similaires. 

 

À noter que le live a été coécrit par une certaine Gail Hudson, qui n'a pas fait de commentaires sur cette affaire. Il semblerait donc que, pour l'instant, Jane Goodall soit la seule à assumer l'erreur (ou le manque de sérieux, c'est selon). Cela dit, ce n'est pas la première fois (et ce n'est sans doute pas la dernière fois que Wikipédia aide un peu trop les écrivains. D'ici à ce que l'encyclopédie libre installe des DRM, il n'y a qu'un pas...