Japon : des pirates échappent à la plainte conjointe de 4 éditeurs

Gariépy Raphaël - 25.05.2020

Edition - - manga Japon - Edition droit d'auteur - piratage justice plainte


Les maisons Shueisha, Kodansha, Kadokawa et Shogakukan avaient à l'origine porté plainte le 4 septembre dernier auprès de la Cour fédérale du District Sud de New York contre les administrateurs de quatre sites internet qui proposaient gratuitement leurs contenus. Après 7 mois de recherches, l'identité des pirates reste toujours inconnue et les charges ont fini par être abandonnées. 
 
Manga


Créé en 2017, le site Mangamura fut à l’origine du pire cas de violation de droits d’auteur de l’histoire du Japon. Meilleur allié des amateurs de manga, le site proposait gratuitement près de 60.000 titres aux quelque 100 millions de visiteurs mensuels. Après une chasse à l’homme demandée par le gouvernement japonais, Romi Hoshino, 27 ans, a finalement été arrêté en juillet dernier. On estime à 2,93 milliards $ le manque à gagner en droits d’auteurs.
 

La fermeture de Mangamura a laissé un vide que se sont empressés de combler de nouveaux pirates, proposant toujours plus de contenus gratuits et illégaux. 4 de ces sites, dont un nommé « Hisho no Romi » en l’honneur du créateur désormais mythique de Mangamura, ont fait l’objet d’une plainte de la part de 4 maisons d’édition japonaises. Hébergés aux États-Unis, les sites auraient proposé plus de 93.000 tomes scannés de mangas, faisant d’eux de dignes successeurs. 
 

Une chasse à l'homme peu concluante 


Le 20 novembre dernier, les éditeurs avaient demandé à connaitre les adresses mail des accusés pour poursuivre les procédures plus efficacement, ce que le tribunal avait accepté. Toutefois, trouver les noms et les adresses postales des coupables s’est avéré plus compliqué que prévu. Les maisons ont eu recours aux services de sociétés spécialisées pour obtenir des traces permettant de trouver les coupables et ont même fait appel à entreprise de conseil pour analyser les données recueillies.

En février dernier, l’avocat des éditeurs avait demandé une extension de 90 jours : le tribunal a accepté la requête, laissant aux plaignants jusqu’au 20 mai. Malgré ces efforts, l’identité des pirates est restée inconnue. En désespoir de cause, les maisons ont licencié leur avocat et abandonné les charges. : « Les plaignants continuent de recourir à des moyens civils et pénaux pour faire valoir leurs droits, et pourront signaler à nouveau ce litige si les activités enfreignant les droits d’auteur des plaignants reprennent, ou si c’est autrement nécessaire. » 

Traduction : ce n'est que partie remise. 

via Anime News Network

crédit photo : Rog01 CC BY 2.0



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