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Japon : le vandale du journal d'Anne Frank déclaré irresponsable

Nicolas Gary - 20.06.2014

Edition - Bibliothèques - Anne Frank - bibliothèque Japon - Le journal d'Anne Frank


Il avait défrayé la chronique, jusqu'à son arrestation : le Japonais qui avait détérioré plusieurs centaines de livres Le journal d'Anne Frank dans des bibliothèques de Tokyo, a été arrêté mi-mars. Et les autorités promettaient une enquête psychologique poussée pour définir l'état mental du coupable. Manifestement, il n'avait pas toute sa tête. 

 

 

 

 

Plus de 300 exemplaires du Journal, ainsi que des parutions en lien avec ce livre (ouvrages de photographies, biographies, etc.), avaient été vandalisés. Tous évoquaient la persécution des nazis à l'encontre des juifs. Et l'on redoutait surtout que ce geste ne soit l'indicateur d'une vague d'antisémitisme dans le pays.

 

Politiquement, le Japon connaît en effet un déplacement de l'opinion vers la droite, et la dégradation des livres donnait un indicateur inquiétant. La communauté juive n'y est cependant pas particulièrement importante. 

 

Selon IBN live, l'homme âgé de 36 ans, a été qualifié d'irresponsable par le juge, selon un rapport publié ce 19 juin. En dépit des actes de vandalisme commis, les procureurs japonais ont décidé de ne pas inculper le chômeur, en regard des conclusions de l'expertise psychiatrique. Au moment des faits, assurent les autorités médicales - et aujourd'hui encore - l'homme serait mentalement très fragile.

 

Il avait été repéré grâce au système de surveillance vidéo de l'une des bibliothèques. On le voyait aller et venir dans les sections dédiées à l'Holocauste, et dans chacun de ces endroits, des livres endommagés ont été retrouvés. Son ordinateur personnel et son téléphone portable ont été confisqués, dans l'espoir d'y trouver des éléments qui permettront de mieux comprendre son geste. 

 

Déjà, au moment de son arrestation, les policiers japonais avaient émis des réserves quant à son état de santé mentale et une certaine instabilité. L'homme n'avait formulé aucune revendication spécifique, ni affirmé aucune conviction idéologique permettant de confirmer l'hypothèse d'un acte antisémite.