Rentrée littéraire : La fashion week des libraires

Jean-François Colosimo démissionne de la présidence du CNL

Clément Solym - 25.06.2013

Edition - Société - Centre national du livre - Jean-François Colosimo - démission


Éditeur depuis 1988, Jean-François Colosimo a été conseiller littéraire pour les éditions Stock, directeur littéraire chez JC Lattes, chez Odile Jacob et aux éditions de la Table ronde. En 2006, il a été nommé directeur général de CNRS Éditions. Il avait été nommé à la présidence du CNL le 14 mai 2010.

 

Jean-François Colosimo

Rencontres nationales de la librairie de Bordeaux, juin 2013

Crédit ActuaLitté

 

 

« Cette nomination s'inscrit dans l'évolution de la gouvernance du Centre National du Livre, harmonisée avec celle des autres établissements publics du ministère de la Culture et de la Communication », précisait alors le ministère de la Culture. Et de souligner que « depuis la réforme de l'administration centrale du ministère, par la directrice générale des industries culturelles et des médias, le CNL bénéficiera d'une présidence exécutive distincte de l'administration centrale du ministère ».

 

Or, ce 25 juin, nous apprenons que le président du Centre National du Livre vient de remettre sa démission. 

 

Dans le communiqué officiel, M. Colosimo a déclaré : « J'ai décidé, ce jour, de remettre ma démission au Président de la République. Un autre temps est venu ». 

 

De plus, il est revenu sur son expérience à la tête du CNL, en ces termes : 

 

Durant trois années, j'ai présidé le CNL avec l'enthousiasme d'un homme qui a choisi de mettre sa vie au service du livre. J'ai éprouvé dans l'exercice de mes fonctions d'immenses joies et j'ai nourri incessamment l'ambition de soutenir et de développer la vitalité de l'édition française. Dans cette tâche, j'ai été accompagné par une équipe exemplaire – qui me manquera. »

 

Essayiste, et enseignant, il a également publié plusieurs ouvrages et réalisé des films. Jean-François Colosimo avait succédé à Benoît Yvert. Sa lettre de démission ne prendra cependant effet qu'à l'occasion de son examen lors d'un prochain conseil des ministres, et son départ ne sera pas effectif avant quelques semaines.