Rentrée littéraire : La fashion week des libraires

Jean-Louis Costes s'amuse : “Le petit Nabe dit du mal de moi dans son dernier bouquin”

Nicolas Gary - 05.06.2017

Edition - Les maisons - Marc Edouard Nabe - Jean-Louis Costes - Les porcs autopublication


Les livres de Marc-Édouard Nabe sont proposés en autopublication depuis quelques années désormais. Sa dernière parution, Les Porcs, n’existe nulle part en dehors de son site internet et d’un point de vente plutôt insolite – a-t-il vraiment choisi un SDF commissionné pour ses ventes ? Soit. 



crédit Jean-Louis Costes
 

 

Avec 1000 pages pour 50 €, Alain Zannini, aka MEN sort donc un 30e ouvrage, sans autre forme de procès. Une couverture noire, juste un titre, et la mention 1, laissant envisage qu’il en existera d’autres ? La réalisation est financée par des ventes de tableaux et différentes expositions. 

 

En guise de quatrième de couverture, on peut lire sur le site : « Une fresque littéraire, politique et historique peinte au plafond de notre époque sur un fléau dont de plus en plus de gens prennent conscience : le complotisme. Ayant connu de près les responsables en France de cette maladie mentale devenue business (l’extrême-droite, mais aussi ses adversaires si négligents et ignorants), Nabe raconte tout. »

 

Et de poursuivre : « Comme personne ne l’avait fait, la machine Dieudonné-Soral est cruellement démontée. Mais bien d’autres personnages se trouvent étrillés dans ce premier tome qui foisonne de révélations et de choses vues permettant de comprendre un phénomène dont la nuisance n’a été rendue possible que par Internet. » Ah, le grand Satan est de retour.

 

Le livre a manifestement attiré l’attention du musicien Jean-Louis Costes, amusé de découvrir que « le petit Nabe dit du mal de moi dans son dernier bouquin ». Et de présenter l’extrait en question : 

 

 

 

« Tout ce qu'il dit est faux : UN : ma mère n'a jamais eu à payer pour mes procès, simplement parce que je n'ai jamais perdu un procès, donc yavait rien à payer - DEUX : Il n'y a jamais eu d'insultes racistes dans aucun de mes spectacles - TROIS : Il prétend me connaître "en civil", mais c'est faux, je ne l'ai jamais rencontré - QUATRE : quand je suis passé chez Taddéi, le sujet était pas "les immigrés", mais "les films contenant des scènes pornos" - CINQ : Je ne connais pas Joseph Macé-Scaron. »

 

Et de poursuivre : « Au lieu de fantasmer sur moi, Nabe ferait mieux de continuer à fantasmer sur le djihad - Mais merci mon petit Nana pour la bonne pub ! Et surtout, prends conscience que si tu veux te battre avec moi, intellectuellement ou physiquement, ce sera TOUJOURS toi le perdant. »

 

Nous attendons de trouver le livre pour en proposer une approche plus globale. L’auteur, que nous avons sollicité, n’a pas encore réagi.

 

 

 

En tout cas, rompu à l’art du buzz et de la vidéo virale, MEN n’a pas manqué l’art fragile de la bande annonce :