Jean-Marc Rouillan obtient une semi-liberté

Clément Solym - 28.04.2011

Edition - Justice - rouillan - action - directe


Ancien membre d'Action directe, Jean-Marc Rouillan nous avait expliqué qu'il ne renierait jamais se actions passées, mais Rouillan a déclaré que la lutte armée « n'était plus d'actualité ». C'était en décembre 2007, et nous apprenions que l'intéressé alternerait prison la nuit et maison d'édition le jour.

En effet, à cette époque, il était prévu qu'il travaillerait pour la maison d'édition Agone, en qualité de préparateur de copie - maison qui avait publié trois livres de Rouillan.

Désormais, et sur décision de la cour d'appel de Paris, une semi-liberté a été accordée à Jean-Marc Rouillan. À compter du 19 mai, explique son avocat, Me Jean-Louis Chalanset : « M. Rouillan sera placé sous bracelet électronique avec obligation de travailler et d'indemniser ses victimes et de ne pas évoquer les faits. »

Il poursuivra ainsi son travail dans la maison d'édition.

Entre-temps, JM Rouillan était devenu auteur, en publiant ses Chroniques carcérales. « Dix-sept piges passées dans la même cellule, dix-sept piges devant la même machine de l’atelier sans avoir jamais mis les pieds en promenade… Dix-sept piges d’un minutieux assassinat du temps qui passe, où chaque seconde est circonscrite à une particule d’habitude disséquée et répétée à l’infini… »

Au cours de l'audience, rapporte l'AFP, le ministère public a refusé cette décision. De fait, depuis février 1987, il était en effet détenu et n'avait obtenu de régime modéré que vingt ans plus tard. Mais en 2008, JM Rouillan avait été incarcéré de nouveau, pour une interview accordée à L'Express, exprimant une opinion personnelle sur son parcours.