Jean-Pierre Siméon remplace André Velter à la collection Poésie/Gallimard

Victor De Sepausy - 02.01.2018

Edition - Les maisons - André Velter poésie - NRF poésie Gallimard - André Velter Gallimard


C’est en reprenant un distique de son propre recueil, Les solitudes (Refuge sans refuge), qu’André Velter annonce son départ de la collection Poésie/Gallimard. Une page qui se tourne, et une décision « non pas abrupte, mais programmée de longue main ». 

 

André Velter

André Velter, en mai 2014 (ActuaLitté, CC BY SA 2.0)

 

 

Dans un message, le poète adresse également ses meilleurs vœux — outre que les circonstances doublement s’y prêtent — à son successeur, Jean-Pierre Siméon, précédemment responsable du Printemps des poètes et « qui sait combien je me réjouis de le voir prendre la suite », assure André Velter.

 

Ayant mené à bien son ultime édition en 2017, Siméon avait d’ailleurs annoncé que Sophie Naulleau, compagne de l'ancien directeur de la collection, prendrait sa place à la tête de la manifestation. Pour 2018, du 3 au 19 mars, l’ardeur sera au cœur de cet événement national.
 

« Poésie/Gallimard a précisément été créée en 1966 pour que des auteurs comment Éluard, Aragon, Ponge, Char, Desnos trouvent un plus large public. Aujourd’hui, seuls Yves Bonnefoy et Philippe Jaccottet sont en passe de les rejoindre, en termes d’audience et de ventes, mais le plus important à mes yeux c’est le mouvement général qui porte ceux des générations suivantes. D’où des choix éditoriaux résolument divers, ouverts à toutes les sonorités du champ poétique. 

 

Écoutez un instant cette succession de noms pour prendre la mesure d’une telle programmation sans œillères : Lorand Gaspar, Jacques Dupin, Bernard Noël, André du Bouchet, Franck Venaille, Alain Jouffroy, Ludovic Janvier, Jacques Roubaud, Jean-Pierre Verheggen, Chistian Bobin, Pascal Quignard, François Cheng, Michel Houellebecq, Jean-Michel Maulpoix, William Cliff, Guy Goffette, Jean Ristat, Valère Novarina… Pardonnez-moi, j’en oublie. »
 

André Velter à ActuaLitté, entretien de juin 2015


 

« 20 ans est un bail plus que suffisant et, même si je ne ressens aucune lassitude, il était temps de tourner tant de pages le plus harmonieusement, le plus légèrement, le plus joyeusement possible, je suis heureux et fier de cette aventure éditoriale à laquelle je resterai évidemment très attaché », poursuit André Velter. 

 

Bob Dylan, poète, incontestablement...
Le courage “aurait consacré Adonis”

 

Et désormais, le programme est donné : « Pour moi, je me fais une fête de vivre désormais, comme le recommandait Henry David Thoreau, “de façon délibérée”. ».