Jeff Bezos : l'avenir du Washington Post est au modèle d'Amazon

Nicolas Gary - 03.09.2013

Edition - Société - Jeff Bezos - Washington Post - journal en ligne


Après avoir pris le contrôle, ou presque, de la vente de tout et n'importe quoi sur la toile, Jeff Bezos s'est lancé, à titre personnel, dans la presse. Nouveau propriétaire du Washington Post, le fondateur d'Amazon est impatient d'expérimenter ses solutions pour offrir un nouvel « âge d'or » au journal. Jeff a investi 250 millions $ dans le journal, reprenant l'offre papier et en ligne, avec une perspective claire : faire ce qu'il fait le mieux.

 

 

Jeff Bezos - Caricature

Jeff Bezos

DonkeyHotey, CC BY 2.0

 

 

En 1995, Amazon.com ouvre ses portes, et depuis 18 années que la philosophie - le modèle économique - s'applique, le Gorille de 500 kg est parvenu à dégager 61 milliards $ de ventes l'an passé. Bien entendu, ce n'est pas sans quelques dommages collatéraux : le travail dans les entrepôts est celui d'une chaîne épuisante, et le journaliste français Jean-Baptiste Malet a particulièrement bien rendu l'ambiance de ces endroits. Pour y avoir séjourné plusieurs mois, en journaliste infiltré.

 

Mais voilà : pour relever la presse, Bezos entend mener à bien sa mission en appliquant les trois grands principes qui ont soutenu le site de vente en ligne : « Nous avons eu trois grandes idées avec Amazon, que nous avons élaborées durant 18 ans, et ce sont les raisons de notre succès : placer le consommateur avant tout. Innover. Être patient. Si vous remplacez ‘client' par ‘lecteur, cette approche, ce point de vue, peut profiter également au Post », explique-t-il dans sa première interview depuis le rachat. 

 

Une fois encore, le patron assure qu'il n'interviendra pas au jour le jour dans les affaires de la rédaction, mais qu'il se contentera de donner des conseils à distance, et d'assurer un soutien financier. De la sorte, la direction pourra se lancer dans l'expérimentation de nouveaux modèles économiques. D'ailleurs, lui-même ne compte pas quitter Seattle, et souhaite conserver ses journées de travail en tant que président et directeur d'Amazon. 

 

Avec près de 24 milliards $ de fortune personnelle, il assure : « Il est important que le Post non seulement survive, mais surtout, grandisse. » Vogue la galère, donc.  

 

via Washington Post