Jessica Blair, 89 ans, 22 romans... est un grand-père heureux

Cécile Mazin - 07.02.2013

Edition - International - pseudonyme - romans féminins - Jessica Blair


Un des grands secrets de l'édition britannique vient d'être percé à jour : Jessica Blair, auteure d'une vingtaine de livres depuis 1993, a fait paraître son dernier ouvrage, Silence of the Snow, qui sort cette semaine. Inconnue du public français, cette romancière... est en réalité un romancier, vétéran de la Seconde Guerre mondiale, âgé de 89 ans.

 

 

Crédit Jessica Blair

 

 

Selon le Daily Mail, qui raconte l'aventure de ce brave homme. Son 22e ouvrage arrivé en librairie, il décide de lever le voile sur sa réelle identité, motivé par la décision de ses éditeurs. Les maisons ne voulaient en effet pas commercialiser des ouvrages de romance sous le nom de Bill Spence, et lui ont réclamé de prendre un pseudonyme.

 

« On ne dit pas ‘non' à un éditeur. J'étais très content d'avoir trouvé quelqu'un qui avait accepté d'imprimer mes livres, et cela ne me dérangeait pas le moins du monde de prendre un prénom féminin », explique cet ancien bombardier, qui avait commencé sa carrière par l'écriture de western, dont 36 ont été publiés entre 1960 et 1993.

 

La fiction romantique est depuis devenue son cheval de bataille : un exercice d'écriture auquel Bill est désormais rompu, assurant qu'il ne reviendrait pour rien au monde à l'écriture de western. 

 

Son tout premier roman faisait suite à l'écriture d'un ouvrage de non fiction sur les baleines. Avec toute la documentation réunie, il disposait de quoi se lancer dans un roman. Ce fut chose faite, et l'histoire se déroule au XIXe siècle, avec la chasse à la baleine en paysage. Envoyé à une maison, on salue avec enthousiasme le projet... mais on lui demande de le signer d'un nom de femme...

 

Les éditeurs avaient conservé le secret depuis toutes ces années, et Bill s'amuse de ce que l'on pourrait y trouver une offense à sa virilité. Les romans sont toute sa vie, et il est plus important d'écrire que de conserver son propre nom. Aujourd'hui grand-père, il assure qu'il ne changera pas. 

 

Georges Sand n'en serait pas revenue...