Jo Nesbo, sur les traces de Stieg Larsson

Clément Solym - 10.05.2011

Edition - Société - nesbo - leopard - gallimard


Invité de luxe du Salon du livre de Paris, dans son édition 2011, Jo Nesbo, c'est l'étoile montante norvégienne. Un peu celle que l'on suit pour trouver la voie en pleine nuit polaire et éviter de se faire bouffer par les loups.

Joueur de football professionnel, courtier dans l'immobilier et musicien de rock, cet auteur de 51 ans est passé par plusieurs métiers avant de se mettre à écrire. Publié aux éditions Gallimard, il a fait paraître en février dernier Le Léopard, et publie actuellement son cinquième ouvrage, The Snowman, sorti voilà quelques mois en Angleterre, qui poursuit la série du détective Harry Hole.

Le bonhomme de neige est paru en mai 2008 dans la collection Série noire de Gallimard, traduit par Alex Fouillet.

Avec neuf millions de titres vendus dans le monde, Nessbo - prononcer Nessbou - est encore loin du succès de Stieg Larsson. Mais forcément, venant d'un pays proche, il est facilement comparé au romancier décédé.

Mais pour lui, les points communs avec Stieg ne sont pas légion - sauf si l'on considère d'un point de vue qualitatif, l'attachement scandinave à la littérature de polar. Il se revendiquerait cependant plus d'une tradition de crimes sordides, comme ceux que la tradition américaine peut produire, que proche des intrigues déployées par Larsson.

En influence, il cite volontiers Jim Thompson, mais également Philip Roth et Don DeLillo ou plus classiques, Mark Twain, Ernest Hemingway et Charles Bukowski pour le délire.


Un trait commun de ce dernier avec son personnage principal : une forte tendance à toucher à la bouteille et en abuser. Mais la comparaison s'arrêtera là, puisque la vie sentimentale de son héros et son métier - traqueur de tueurs en série - ne permettent pas d'approfondir le lien.

Son premier livre, paru en 1997 avait déjà mis en place cette figure solitaire et alcoolique, prolongée dans un nouveau titre...

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