Joanna Trollope soutient Rowling dans le procès du Lexicon

Clément Solym - 25.05.2008

Edition - Société - Rowling - Trollope - Lexicon


Joanna Trollope partage la gentilité de J.K. Rowling autant que la profession et le sexe. Et c'est inspirée par toute cette proximité qu'elle a écrit une lettre portant sur le procès en cours et qui oppose la maman d'Harry, à Vander Ark, bibliothécaire et blogueur, auteur d'une encyclopédie non officielle.

Pas assez pauvre, ma fille

Pour Joanna, il est injuste que J.K. n'ait pas reçu le soutien qu'elle mérite dans cette affaire, et tout ça simplement parce qu'elle est devenue riche. Rappel des faits : Vander Ark tenait un site devenu une référence encyclopédique pour comprendre l'univers de Potter. Tant que le site le faisait vivoter, Rowling le trouvait fantastique. Depuis qu'un éditeur s'est mis en tête de publier cette encyclopédie, le vent a tourné et Vander Arl est accusé de « pillage » (voir les actualités En rapport). En termes juridiques, on dit plutôt « violation du droit d'auteur », etc.

Trollope, elle, témoigne toute sa solidarité à l'égard de J.K., alors que pour l'heure, les réactions sont encore mitigées, du côté juridique — le juge trouve les livres « confus » et craint que le procès ne s'éternise — comme du côté grand public, puisque l'on reproche à Rowling de vouloir descendre le site d'un fan...

Habile retournement de veste ?

Or Joanna Trollope ne vous est sûrement pas inconnue. C'est elle qui a lâché une petite bombe à la face de son éditeur. Car en plus des éléments cités plus haut, elle partageait aussi le même éditeur que Roxling : Bloomsbury. Et ce dernier, avait-elle déclaré, « hormis Rowling, ne s'intéresse pas franchement à la promotion de ses auteurs ». Et de casser son contrat avec Bloomsbury, le laissant s'expliquer plutôt inconfortablement.

Un soutien qui intervient donc de façon impromptue, et que l'on soulignera en précisant que Bloomsbury, qui publie le dernier livre de Trollope, n'a pas particulièrement assuré la promo de son dernier roman, Friday nights, durant le Festival de Hay-on-Wye.

Étonnant, non ?