Johansson,"plus belle poitrine d'Hollywood", attaque Lattès

Xavier S. Thomann - 07.06.2013

Edition - Justice - Scarlett Johansson - Grégoire Delacourt - Lattès


L'actrice américaine Scarlett Johansson vient d'attaquer en justice la maison d'édition JC Lattès. Le livre en question ? Celui de Grégoire Delacourt, La première chose qu'on regarde, paru en mars dernier. La star apparaît dans le livre, ce qui visiblement ne lui a pas plu. 

 

 Scarlett Johansson

 Scarlett Johansson

Xavier Caballe, CC BY-SA 2.0

 

Les avocats de Scarlett Johansson ont assigné la maison en justice pour demander réparation pour violation et exploitation frauduleuse des droits de la personnalité. De toute évidence, elle n'aime pas que l'on utilise son nom sans lui demander l'autorisation. Pourtant, le livre n'est pas très méchant à son égard. C'est même plutôt le contraire. 

 

Dans le roman de Grégoire Delacourt, Scarlett Johansson se réfugie chez un garagiste de la Somme. Mais plusieurs dizaines de pages plus loin, on se rend compte qu'il s'agit en réalité de Janine Fauquempré, une française qui lui ressemble comme deux gouttes d'eau. 

 

Pas étonnant que chez Lattès on juge l'affaire « un peu absurde », selon les mots de son directeur adjoint Laurent Laffont. Ce dernier a tenu à rappeler que dans le livre la star américaine est « l'objet d'une admiration totale », et qu'il n'y a « rien de préjudiciable pour elle. » Du reste, l'avocat de la maison est en train d'analyser la situation. 

 

Cette histoire de garagiste et de sosie de l'actrice est tout de même troublante. Or, ce qui pose problème, c'est l'insouciance, note Maître Eolas, depuis Twitter : 

 

 

 

et par conséquent, les retombées

 

 

 

RTL a sollicité l'auteur, qui n'en revient d'ailleurs pas. Grégoire Delacourt, mettant en scène l'actrice, ou plutôt, le sosie, il se retrouve estomaqué de ce que Scarlett porte plainte pour exploitation frauduleuse de la personnalité. « On reste sans voix. Je m'attendais plutôt à ce qu'elle me donne rendez-vous pour prendre un café. » Et d'assurer que, du haut de sa plume, c'est tant à la beauté qu'à l'intelligence de l'actrice qu'il rend hommage. 

 

« Je ne vois pas en quoi il y a une atteinte, à partir du moment où sa vie privée est assez publique comme beaucoup de personnages publics. » Sans avoir écrit un roman people, « c'est juste un peu flippant de penser que parler d'un personnage dans un roman, et voilà que d'un coup, la justice s'en mêle ».