José Corti s'ouvre au numérique, avec la collection Biophilia

Clément Solym - 01.07.2012

Edition - Les maisons - José Corti - éditions - collection


Les éditions José Corti viennent de mettre un pied timide dans l'eau numérique, avec la création de Biophilia, une nouvelle collection, au nom très évocateur. Il a été pris à Edward O. Wilson, premier auteur de cette collection. 

 

Et celle-ci souhaite « mettre le vivant au cœur d'éclairages ou de rêveries transdisciplinaires de tous les temps où pourront se rencontrer éthologues, philosophes, zoologues, ethnologues, systématiciens, folkloristes, naturalistes, explorateurs et créateurs (romanciers, poètes, illustrateurs) dans le buisson foisonnant des espèces dont le devenir concerne la nôtre », explique Fabienne Raphoz, directrice et auteure, avec Bertrand Fillaudeau, chez Corti. (leur site)

 

Tous deux passionnés d'oiseaux, d'espèce en voie de disparition ou de nature, ils ouvrent donc une nouvelle collection.

 

 

 

Spécialistes et auteurs en tous genres s'y rencontreront « dans le buisson foisonnant des espèces dont le devenir est l'un des enjeux majeurs de la nôtre ». Un programme bien dans l'esprit du premier ouvrage de la collection, qui lui donne son titre : Biophilie, de l'entomologiste américain Edward O. Wilson (né en 1929). L'«inventeur» de la biodiversité conte son intérêt pour les serpents et son arachnophobie, définit la « discipline mentale » nécessaire à l'art comme à la science, et développe l'idée que « nous sommes suprêmement humains à cause de la manière dont nous nous affilions aux autres organismes vivants ».

 

Deux autres titres sortent en même temps. Les Bêtes de l'Italien Fererigo Tozzi (1883-1920) est un ensemble de proses poétiques chaque fois ponctuées par la présence d'un animal (traduction de Philippe Di Meo). Dans Voyage sur le Rattlesnake, le jeune Thomas Henry Huxley (grand-père d'Aldous, 1825-1895) raconte une expédition sur les côtes d'Australie et de Nouvelle-Guinée, peuplées d'indigènes qu'il considère avec attention et respect (traduction d'André Fayot). 

 

Et avec tout cela, c'est donc une ouverture au livre numérique, précise ePagine, avec des ouvrages vendus avec 25 % de remise par rapport au papier et en format EPUB, sans DRM.