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Jugement Google Books : faut en finir, estime le juge Chin

Clément Solym - 20.07.2011

Edition - Justice - google - books - juge


Il faut le comprendre, le juge Chin. Voilà un mois et demi, il accordait 60 jours de réflexion supplémentaires, suite à la demande des auteurs et éditeurs pris dans l'affaire Google Books, ou la numérisation abusive de fichiers sous droit. Et voilà que, de nouveau, il accorde un délai, cette fois à Google ?

Désormais, ce sera donc au 15 septembre que l'on se donnera rendez-vous, et si les deux parties ne sont pas parvenues à un accord, le juge fixera un calendrier serré, promet-on, pour faire avancer l'affaire définitivement. (notre actualitté)


C'est qu'en six années de procédure, jamais l'affaire n'est parvenue à dépasser le simple cas des audiences préliminaires, et aucune des parties n'a approché, même de loin, un véritable tribunal.

Alors là, oui, on peut comprendre qu'il soit un peu las, le juge Chin. « Je me sens un peu inquiet. C'est une affaire qui a six ans », explique-t-il à Reuters. Mais voilà, désormais, il sera ferme : si au 15 septembre, les deux parties n'ont pas trouvé une solution, il prendra les choses en main, fini l'accord à l'amiable impossible à mettre en place, et les deux parties devront se retrouver, cette fois, pour le procès.

Alors, en même temps, ayant refusé l'accord basé sur les 125 millions accordés par Google au titre de dommages-intérêts, il a aidé à ce que l'affaire piétine. Mais il n'était alors pas possible de faire passer si simplement l'histoire...

Septembre, donc...

Elle va être joyeuse, la rentrée.