Julia Kristeva nie avoir été membre des services secrets bulgares

Laure Besnier - 29.03.2018

Edition - Société - Julia Kristeva Services Secrets - Diffamation Accusation Bulgarie - Services Secret Bulgarie Espion


L’Obs affirme détenir et publie la fiche de recrutement de Julia Kristeva par les services secrets bulgares, à l’époque communiste. Une accusation que l’auteure française d’origine bulgare, à la fois psychanalyste, linguiste et romancière, réfute.
 

David Monniaux, CC BY-SA 3.0



Dans les colonnes de L’Obs, Julia Kristeva qualifie la découverte du journal de « diffamatoire ». Elle n’aurait jamais fait partie des services secrets bulgares. Cette accusation « n’est pas seulement grotesque et fausse » indique-t-elle, mais elle constitue aussi « une atteinte à [son] honneur et à [sa] considération». Elle « porte tout autant préjudice à [son] travail » ajoute l’auteure, âgée de 76 ans. 

 

À l’origine de l’affaire, l’auteure née à Sliven, en Bulgarie, en 1941, avait voulu travailler pour une revue bulgare « Literaturen Vestnik » (« Le Journal Littéraire »). Or le règlement de la Commission aux Archives implique de vérifier et de rendre public le passé de tout journaliste né avant 1976. 

 

La fiche, publiée par L’Obs, indiquerait que Julia Kristeva aurait été recrutée par la Première direction de la Dajarna Sigournost  (Sécurité d’Etat), le département extérieur des services secrets du régime communiste bulgare, en 1971, sous le pseudonyme de « Sabina ». 

 

Julia Kristeva est arrivée en France, pour ses études, en 1966. Officiellement classée « renégate à la Patrie » par le régime bulgare, elle accompagne pourtant François Mitterrand lors de sa visite officielle à Sofia en janvier 1989. 

 

Malgré cette fiche et ces suspicions, le journal précise qu’il est difficile de savoir si elle a réellement collaboré avec les services secrets, et si oui, dans quelle mesure. Une signature n’entraîne pas forcément de suite. Selon la loi, la Commission des archives de la Dajarna Sigournost ne peut publier le contenu du dossier d’un de ses membres, même si elle peut en confirmer l’appartenance. « On ne sait pas ce qu’il y a dans le dossier » affirme, en effet, Julia Kristeva. 

 

L’auteure de L’Horloge enchantée, Thérèse mon amour ou encore Meurtre à Byzance, suppose avoir fait l’objet de surveillance de la part des services secrets bulgares. Elle conclut : « quelqu’un veut me nuire ». 
 


 

 


Commentaires

Pas de commentaires

Poster un commentaire

 

grin LOL cheese smile wink smirk rolleyes confused surprised big surprise tongue laugh tongue rolleye tongue wink raspberry blank stare long face ohh grrr gulp oh oh downer red face sick shut eye hmmm mad angry zipper kiss shock cool smile cool smirk cool grin cool hmm cool mad cool cheese vampire snake exclaim question

Vous répondez au commentaire de

Cliquez ici pour ne plus répondre à ce commentaire

* Laisser vide pour ne pas reçevoir de notification par email de nouveaux commentaires.