Julian Assange : gros contrat d'édition pour maintenir Wikileaks à flot

Clément Solym - 26.12.2010

Edition - Economie - assange - wikileaks - mémoires


Homme de l’année, en tout cas, personnage médiatique de l’année, c'est certain : Julian Assange, fondateur de Wikileaks, n’avait pas vraiment envie de rédiger ses mémoires. Mais il n’a pas eu le choix. Les frais, que voulez-vous...

Dans une interview accordée au Sunday Times, il vient d’expliquer que le contrat pour ce livre se chiffre à plus de 1,4 million d’euros, une somme qu’il va (devoir) immédiatement réinvestir.

D’abord, parce que les frais engagés dans son procès pour agression sexuelle, intenté par deux femmes en Suède lui ont déjà coûté 220.000 euros, et qu’il va falloir encore en injecter dans les semaines à venir. Ensuite, précise-t-il, il va falloir « maintenir à flot Wikileaks », chose coûteuse, en dépit des sites miroirs qui se sont créés un peu partout dans le monde. 

1+1

Pour faire un petit calcul, l’Australien explique que Alfred Knopf, l’éditeur américain, lui versera 600.000 euros, et Canongate, l’éditeur anglais, versera 380.000 euros. Le reste des marchés mondiaux complétera la somme pour atteindre 1,4 million d’euros.

Wanted, dead or alive

Homme de l’année, peut-être, mais surtout homme à abattre, considère Washington, particulièrement furieux de voir défiler depuis des semaines les câbles diplomatiques piratés par un soldat. Les États-Unis envisagent depuis toutes les méthodes pour faire en sorte que l’on puisse condamner Assange à quelque chose. Peu importe quoi, la justice américaine finira bien par trouver.

Aujourd’hui, Assage est toujours assigné à résidence en Angleterre, sous des conditions particulièrement drastiques. Il porte même un petit bracelet électronique pour que la police s’assure qu’il ne sorte pas du territoire.

La solidarité s’est mise en place, avec le regroupement de pirates, connus sous le nom de Anonymous, qui ont lancé plusieurs attaques contre les sites et sociétés ayant laissé tomber Wikileaks.