Kickstarter : les jeux de rôles inspirent les plus gros investissements

Clément Solym - 29.08.2012

Edition - International - kickstarter - geek - jeu de role


Notre rédaction se fait souvent le relais des projets mis en œuvre sur Kickstarter. Par ce nouveau canal d'investissement participatif, plusieurs challenges éditoriaux ont pu voir le jour. Qu'il s'agisse de traduire l'oeuvre de Tezuka en anglais, lancer un label indépendant de comics pour soutenir Occupy Wall Street ou financer un musée Tesla, la plateforme cultive l'attachement affectif d'une communauté autour d'un projet inédit. Souvent inédits, parfois risqués ce coup de pouce de la toile profite d'un étalonnage de cadeaux offerts selon la somme investie.

 

 

 

 

Si d'aucuns considèrent que cette rétribution fait de l'internaute un simple acheteur plus qu'un investisseur, la formule fonctionne et atteint des sommes colossales. Alors que de plus en plus d'investissements recueillent le million de dollars collectés, les plus financés ne sont pas ceux que l'on pourrait croire.

 

Comme chez d'autres plateformes comme IndyGogo, Kickstarter fait office de coup de pouce, autant dire un bel apport financier pour les films ou les documentaires pour peser face aux industriels. Pourtant, les dix premiers succès du site sont d'un tout autre registre.

  

Avec plus de 10.250.000 de dollars engrangés, la montre intelligente est le projet le plus porteur du site. Bracelet à encre numérique, la Pebble se connecte à un environnement iPad ou Android pour offrir plusieurs fonctionnalités en plus de l'heure comme le nombre de kilomètres parcourus à vélo, mesurer des distances, bien pratiques au golf ou à la pétanque ou faire office de télécommande de lecteur MP3.

 

À titre de comparaison, le dixième, un jeu de plateau aux allures de Space Hulk avoisine les 951.000 $. Et c'est justement les déclinaisons de l'univers du jeu de rôles, manuels ou jeux avec figurines qui cumulent six places de ce classement. On citera pêle-mêle Shadowrun Returns, ou la réexploitation vidéoludique d'un univers associant la fantasy de Tolkien au cyber punk d'un K Dick.

 

De même pour Wasteland 2 deux qui joue sur la fibre nostalgique d'une génération de joueurs aujourd'hui trentenaire et amateurs d'univers post-apocalyptiques. Voguant sur ce même sentiment, un tirage de figurines à utiliser avec les manuels de jeux de rôles Donjons & Dragons. Lancé il y a tout juste un mois, le projet a déjà récolté 3,5 millions $. Autant dire bien plus que nécessaire.

 

Seul projet strictement papier de ce palmarès, la série de comics humoristique, The Stick Order de Rich Burlew. Développée actuellement sur le net, le tirage de la série papier a été épuisé au milieu des années 2000. Profitant de nouveaux moyens d'investissements, Burlew devait au départ auto publier le volume War and Xps. Ce sera potentiellement l'intégralité devant la manne collectée. Un exemple parmi tant d'autres que la cible très geek de cette collaboration financière s'engage particulièrement.

 

Peut-être accoutumée à la collectionnite des Livres dont vous êtes le héros de son enfance ?