Kindle contre livre de poche, par Neil Gaiman

Clément Solym - 18.01.2011

Edition - Société - kindle - lecture - neil


Quand il ne participe pas à un épisode des Simpson, Neil Gaiman fait quelques commentaires sur la lecture numérique, et plus particulièrement sur l'utilisation du Kindle. Sans renier son affection pour le papier.

« Je suis toujours convaincu que le livre de poche est quelque chose qui va probablement durer éternellement. Parce que ce n'est pas cher, c'est sympa, vous pouvez le poser sur le rebord de la baignoire, vous pouvez le mettre dans votre poche », explique-t-il au Locus Mag.

Simplement, il y a des éléments sur lesquels le Kindle l'emporte. Deux choses en particulier souligne l'écrivain.


La première, c'est que les innovations technologiques normalement laissent un peu froid avec l'âge. On ne va pas acheter un iPod à 60 ans, comme on le fait à 17 ans. D'autre part, avec l'âge, on commence à déplorer la taille de police des livres, en dépit de ses lunettes, et l'on se met alors en quête de livres avec des caractères plus gros.

C'est là qu'intervient le Kindle, puisqu'il permet - comme d'autres lecteurs ebook - de changer la taille. « Et cela signifie que soudain, vous en achetez un pour votre grand-mère. La haute technologie, ça change tout. »

Mais plus globalement, Neil avoue que le Kindle l'a séduit par la multiplicité des plateformes sur lesquelles ont peut lire les ouvrages achetés. De cette manière, Neil raconte qu'il vient d'achever Le Comte de Montechristo, ouvrage de 1000 pages - un exploit qu'il est arrivé à accomplir, grâce aux atouts du Kindle, et de ses applications, parce qu'il avait toujours le livre sur lui.

Reste que, si pour ce qui ne rentre pas dans une poche, le Kindle l'emporte, pour tout le reste, le livre de poche demeure son objet favori...