Kobo prend ses précautions suite à la liquidation de Borders

Clément Solym - 20.07.2011

Edition - Economie - faillite - liquidation - borders


La faillite des librairies Borders n'a pas réjoui grand monde. Et probablement moins encore les quelque 11.000 employés licenciés pour l'occasion de la fermeture des 400 boutiques qui se fera jusqu'en septembre.

Mais il est un acteur qui s'est fendu d'un communiqué de presse pour expliquer que personnellement, ça continuait d'avancer très bien. Et il est clair qu'avec les dernières annonces faites, de déploiement en Europe, notamment, Kobo avait tout intérêt à mettre les choses au clair.

Les commentaires de Michael Serbonis, PDG de la société n'ont en eux-mêmes pas de quoi édifier. D'abord, le patron rappelle que sa société compte quelque 2,4 millions de livres numériques, magazines et autres journaux, soit « l'un des plus grands catalogues de lecture numérique au monde ».


Ensuite, c'est la présence de Kobo partout dans le monde qui est pointée, de même que les multiples applications, et ainsi de suite.

Sur le chapitre de Borders, à proprement parler, Kobo souligne tout particulièrement que la franchise n'est que l'un de ses partenaires de distribution, et que bien d'autres détaillants proposent ses produits à travers le territoire étatsunien. D'autre part, ses contrats sont établis avec les éditeurs directement, et non pas l'intermédiaire de la société en faillite.

Et surtout, les clients qui n'ont pas encore pris le temps de transférer leur bibliothèque d'ebooks pour Kobo peuvent toujours migrer sans peine. Et sans douleur. De même que le lecteur ebook est toujours utilisable, même après la liquidation de Borders.

L'idée est donc bien de se distinguer clairement de la société qui périclite, et d'avertir les consommateurs que la prospérité de Kobo est bien au rendez-vous.

De là à dire que les rats quittent le navire... ou du moins, qu'ils prennent leurs précautions et embarquent dans les canots de secours...