Kobo protecteur des données-clients, attaque Borders

Clément Solym - 12.09.2011

Edition - Justice - kobo - licences - borders


Alors que Borders vit ses dernières heures, le service de lecture numérique Kobo finit d’enfoncer le couteau en poursuivant la chaîne de librairie américaine en pleine déroute.

Le partenariat initial entre Kobo et Borders garantit une licence exclusive de distribution des lecteurs ebook de Kobo aux États-Unis. Mais depuis que Borders est en faillite, elle doit liquider tous ses avoirs, dont le contrat de licences avec Kobo.


Ces licences furent accordées à Borders pour promouvoir et distribuer le lecteur ebook Kobo Reader Touch à travers les États-Unis, au budget de 500.000 $, et expirent en 2013. Elles permetttent également à Borders d’avoir accès aux informations de ses clients. Et c'est ce dernier point qui constitue la faille à exploiter pour la société canadienne afin de couper tous ses liens avec l'entreprise déficitaire.

Afin d’empêcher une autre entreprise d'acquérir ses licences lors de la vente aux enchères qui aura lieu la semaine prochaine, Kobo, qui prétend avoir plus de quatre millions de clients à travers 100 pays, clame que Borders n’aurait pas tenu ses engagements et que le transfert des données des clients concernés serait illégal selon les lois canadiennes, informe Quillandquire.com.

Passer à autre chose, vite

En juillet dernier, Kobo prenait déjà ses distances avec Borders et soulignait que la franchise n'incarnait que l'un de ses partenaires de distribution, alors que bien d'autres détaillants continuaient de proposer ses produits à travers le territoire étatsunien.

Or, depuis mercredi, Kobo a annoncé un partenariat avec le commerçant en ligne allemand Redcoon.be, qui introduira le lecteur ebook de Kobo Reader Touch au sein du marché européen.

Le dernier lecteur ebook maison, Kobo Reader Touch y est ainsi proposé pour 149 €, avec un accès direct à l'ensemble de l'écosystème Kobo, soit plus de 80.000 titres en langue allemande et 2,5 millions d'ouvrages au total.