Kodak : adieu photo, bonjour impression numérique

Clément Solym - 10.02.2012

Edition - International - Kodak - faillite - photo


Sapée par le marché de la photographique numérique, la société Eastman Kodak avait cessé de faire des bénéfices en 2007. Protégée par la loi des faillites (chapitre 11) aux États-Unis, elle a décidé de repenser toute son activité en se focalisant sur l'impression et les techniques d'impression.

 

Le secteur de l'impression numérique a le vent en poupe dans le monde de l'édition via notamment l'impression à la demande qui permet de limiter les retours, faire baisse les prix de stockage et mettre à la vente les livres plus rapidement. En clair, être dans le coup.

 

Peter Bouchard de Kodak indiquait au site Myprintresource, les perspectives offertes par l'impression numérique Inkjet (voir notre actualitté).

 

La société, fondée en 1880, par George Eastman, avait eu du mal à faire face à la concurrence japonaise dans les années 80, et avait raté le tournant numérique. La fin de Kodak n'est pourtant pas pour tout de suite.

 

La société s'est placée en faillite courant janvier, afin de gérer sa restructuration sereinement sans la pression des créanciers. Depuis 2005, l'entreprise a investi des millions de dollars dans les techniques d'impression. Kodak serait en pleine discussion avec des détaillants pour amorcer sa transition. 

 

Le spectre de la photo

 

Eastman Kodak avait tout de même tenté de résister en travaillant sur ses appareils photo numériques, sans succès : l'action était tombée à 55 cents. 131 ans après la création de la société, le coup est dur pour les amateurs de photos. Pour l'instant, le groupe continue de proposer des services « autour de la photo » avec des tirages, des albums, cartes de vœux, etc.

 

Elle mise aussi sur ses nombreux brevets qui lui avaient permis de remporter des procès contre Samsung et LG. Forte de son savoir-faire, Kodak aurait aujourd'hui 1100 brevets. Économies espérées pour se remettre dans le bain : 100 millions de dollars par an.

 

Eastman Kodak sera attendue au tournant concernant d'éventuelles suppressions de postes. L'entreprise a déjà supprimé 13 usines et 47.000 postes, depuis 2003. Ils ne sont plus que 18.000 aujourd'hui.