Kouchner/Mitterrand : Que rayonne la France dans le monde !

Clément Solym - 22.07.2010

Edition - Société - france - culture - instituts


Certes, il est beau, notre plateau de fromages de pays, dont le camembert fait pâlir d'envie le monde entier, mais culturellement, cela ne suffit pas vraiment. Au cours d'une conférence de presse réunissant Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et Xavier Darcos, patron de l'Institut français, les trois hommes ont pu évoquer le rayonnement culturel du pays à travers le monde.

Le bilan est bien, mais pas top. « Il y a des endroits qui sont excessivement bien fournis », estime Bernard, pour qui ce fameux institut servira de pierre angulaire. De fait, si en Europe, les implantations culturelles françaises débordent, il n'en va pas de même dans les pays émergents. Une situation à inverser, évidemment, rapporte l'AFP.

Et ces instituts, qui s'implanteront notamment en Espagne, Italie ou Grande-Bretagne, à des dates pour le moment non déterminées serviront de premiers appuis. Avant la grande conquête de l'Asie, d'où revenait M. Kouchner et où il a remarqué une forte demande en matière de camembert. Entre autres. Or, « entre la Chine et l'Inde qui se parlent, où est la place de la France ? », interroge-t-il justement.

Il est donc impératif de « repenser notre action culturelle et lui donner un nouvel élan », selon M. Kouchner. D'un autre côté, cet élan va se retrouver un peu handicapé : le Quai d'Orsay est censé se séparer de 520 postes dans les trois ans, coupures de budget obligent. Mais les ministres présents ont au contraire assuré qu'en tout cas, pour 2011, le budget ne baisserait pas.

Xavier Darcos a été nommé en juin dernier pour diriger ces instituts, au poste de « chargé de mission pour l'action culturelle extérieure de la France ».

Rappelons aussi que cette « action extérieure de la France » a récemment fait des vagues à l'Assemblée nationale, alors qu'un des points du projet de loi porte sur le remboursement partiel ou total des dépenses engagées dans le sauvetage « de personnes s’étant délibérément exposées, sauf motif légitime tiré notamment de leur activité professionnelle ou d’une situation d’urgence à des risques qu’elles ne pouvaient ignorer ». Un élément qui avait fait frémir la Coupole...