L'accès à l'information, 'pilier du développement', défendue à l'ONU

Antoine Oury - 23.02.2015

Edition - Société - Déclaration de Lyon IFLA - ONU Nations Unies - accès à l'information après 2015


En août 2014, à l'occasion de son congrès mondial organisé à Lyon, la Fédération internationale des associations de bibliothécaires et d'institutions (IFLA) présentait la Déclaration de Lyon. Ce texte, volontairement généraliste, entend inscrire dans les préceptes de l'ONU, et donc dans les déclarations d'intention des États membres, l'accès à l'information comme pilier du développement.

 


IFLA 2014 - Centre International de Lyon

Le congrès mondial de l'IFLA à Lyon, en août 2014 (ActuaLitté, CC BY SA 2.0)

 

 

« Nous soussignés, signataires de la présente déclaration, estimons que l'amélioration de l'accès à l'information et aux connaissances à tous les niveaux de la société, associée à la disponibilité des technologies de l'information et de la communication (TIC), contribue à favoriser le développement durable et à améliorer la vie des gens », pouvait-on lire dans ce texte dévoilé en août dernier.

 

L'objectif du texte, signé par environ 500 organisations à ce jour, était clair : l'accès à l'information devait être intégré aux objectifs après-2015 de l'Organisation des Nations Unies, ainsi que le rôle essentiel des intermédiaires comme les bibliothèques ou les écoles. La lutte contre l'illettrisme compte également parmi les points que l'IFLA souhaiterait voir plus clairement mentionnés dans les objectifs des Nations Unies.

 

La semaine dernière, à New York, la présidente élue de l'IFLA, Donna Scheeder, et Loida Garcia-Febo, membre du Conseil d'administration de la fédération, ont défendu l'importance du texte lors de la 5e session de négociations intergouvernementales de l'après-2015. « Je voulais rappeler aux délégués que pour progresser, nous devons porter attention à une forme de pauvreté qui n'a pas été beaucoup évoquée ici — la pauvreté de l'information », a ainsi souligné Donna Scheeder à l'ONU.

 

L'enjeu, c'est de faire comprendre à l'ONU que l'accès à l'information permettra d'améliorer tous les autres terrains sur lesquels l'ONU travaille : « L'accès amélioré à l'information est un sujet multiple qui contribuera à la lutte sur tous les chantiers en cours — santé, éducation, transparence et responsabilisation », a-t-elle expliqué, en soulignant l'apport potentiel des 320.000 bibliothèques publiques dans le monde pour soutenir cet objectif.

 

L'IFLA indique qu'elle continuera à participer aux différentes réunions : la prochaine, en mars, portera sur les objectifs, avant que ne soient abordés les moyens de les atteindre, en avril. C'est au mois de juillet qu'un cadre de travail final sur les objectifs de l'après-2015 sera produit, avec une validation attendue à l'occasion du Sommet sur le développement durable de l'ONU, en septembre prochain. Il reste donc encore quelques mois pour inclure l'accès à l'information aux objectifs, et en préciser les modalités.