L'actionnaire majoritaire de Barnes & Noble a vendu 3,7 millions d'actions

Julien Helmlinger - 23.04.2014

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Quand les billes semblent se rétracter du côté de l'actionnaire majoritaire de Barnes & Noble, le cours de l'action en bourse de la chaîne de librairies en prend un sérieux coup. Mercredi dernier le fondateur de la société, Leonard Riggio, a revendu pour 3,7 millions d'actions, au tarif de 17,30 dollars chacune. Le mouvement s'inscrirait dans un plan de succession à long terme, et ne trahirait pas son intention de quitter le navire. Néanmoins, la répercussion n'a pas tardé à se faire sentir à Wall Street, où la valeur serait retombée à 16,80 dollars dès les premiers mouvements. 

 

 

 

 

Le mauvais buzz aura conduit la valeur de l'action à une chute de 9,5 %. Même non surtaxés, il est des coups de téléphone qui coûtent cher lorsqu'ils sont passés depuis Wall Street. Malgré les effets négatifs qu'aura provoqués cette dernière revente, le président du conseil de Barnes & Noble entendrait bien conserver sa part majoritaire du capital. C'est d'ailleurs toujours le cas pour l'heure, avec les 10,6 millions d'actions qu'il détient, bien qu'il avait déjà cédé 2 millions d'actions en décembre dernier, en soutenant qu'aucune autre revente de capital n'était alors programmée.

 

Comme lors de l'opération de revente du mois de décembre, Leonard Riggio a affirmé par le biais d'un communiqué qu'il ne prévoyait pas de revendre d'avantage d'actions au cours de cette année civile. Le président du conseil précise notamment : « Après cette vente, je reste le principal actionnaire de la société, une position avec laquelle je me sens très bien. J'aime cette entreprise et je crois en son avenir comme je le fais dans tous les gens merveilleux qui y travaillent. »

 

Les analystes financiers restent toutefois sceptiques, tandis que la firme continuerait de fermer une vingtaine de boutiques par an. Et ce, bien que Barnes & Noble n'a de cesse d'alléger les investissements injectés dans sa gamme numérique Nook. Par ailleurs, Liberty Media, autre actionnaire de poids contrôlé par John Malone, aurait revendu plus tôt ce mois la majeure partie de ses 16,6 % de capital détenu jusqu'à lors au sein de la chaîne de librairies américaines. Selon certains experts, quand des initiés reprennent leurs mises cela serait toujours préoccupant pour les actionnaires.