L'administration trop sévère sur les formalités d'inscription aux examens

Clément Solym - 30.06.2009

Edition - Société - rapport - médiateur - éducation


Quand vous devez vous inscrire pour le passage d’un examen ou d’un concours, l’administration ne vous fait pas de cadeaux. Le médiateur de l’Education nationale vient de rendre un rapport épinglant les excès de zèle de la machine administrative infernale. Une petite cache cochée par erreur peut générer la perte d’une année, ce qui n’est pas négligeable pour le candidat et encore moins pour la société…

Plus de souplesse dans l'application des textes :

Face à ce constat, le médiateur prône la mise en place d’une plus grande souplesse pour permettre aux différents systèmes d’inscription d’être susceptibles de révisions. Au détour de son rapport, on peut ainsi lire que lors du passage d’un examen, « le but recherché est de vérifier si un candidat a acquis les connaissances recherchées, non de vérifier son aptitude à remplir un document administratif ».

Des candidats perdent une année pour avoir coché espagnol au lieu d’anglais, pour avoir omis de confirmer leur inscription à un concours après la première phase de pré-inscription réalisée sur Internet. Et, très souvent, lorsque le candidat, dans sa plus grande bonne foi, tente d’obtenir un droit à l’erreur, du côté de l’administration, on lui répond de manière négative…

Une administration trop zélée :

Dans ce dixième rapport, les exemples de candidats malheureux se suivent et se ressemblent tous sur le fond : ils sont pris en défaut par une administration très tatillonne et des logiciels d’inscription qui ne permettent pas d’effectuer de correction après une date donnée.

Face à cette situation, le médiateur de l'Education nationale et de l'Enseignement supérieur propose des assouplissements dans les textes pour rendre l’erreur réparable. L’administration doit aider le candidat à ne pas se tromper. Au niveau des retards engendrés par des problèmes rencontrés en transport en commun, le rapport suggère la création d’un système d’alerte permettant de retarder le début des épreuves de façon nationale. Mais, au final, on ne compte sur 2008 « que » 6728 réclamations pour 15 millions d’élèves et 1,1 millions de fonctionnaires…