L'agent historique de Rowling, quitté, déçu, désemparé, etc.

Clément Solym - 04.07.2011

Edition - Société - rowling - gent - little


La séparation a été douloureuse, mais suffisamment soudaine pour faire juste mal. Que JK Rowling quitte l'agent historique qui a hissé Harry Potter au rang de best-seller international, forcément, voilà qui préfigurait une petite révolution.

« Nous sommes en mesure de confirmer que JK Rowling a mis fin à son contrat avec la Christopher Little Literary Agency. Elle sera représentée dès à présent par Neil Blair, qui a quitté Christopher Little Literary Agency, et monté The Blair Partnership », assurait un représentant de la romancière la semaine passée. (notre actualitté)

En quittant Christopher Little, Rowling provoquait... une absence totale de réaction de la part des intéressés, encore sous le choc. Cependant, si Little avait refusé sur le coup de réagir, il vient de revenir sur sa décision. Mais pour l'heure, n'a pas souhait dire s'il intenterait une action en justice contre Neil Blair et Rowling.


Cependant, dans un communiqué, son agence fait valoir les nombreuses années de collaboration avec Rowling, depuis plus de 16 ans, en somme. De plus, l'agent « admire l'auteure et son talent, et se révèle fier d'avoir joué son rôle tout au long de ce voyage. Cependant, il est déçu et étonné d'avoir découvert ces informations sur des nouvelles dispositions ». Et pas d'autres commentaires sur le sujet.

Un porte-parole de Rowling explique que les négociations sont le fruit d'une longue réflexion. « Ce fut une décision douloureuse, surtout que Mme Rowling avait activement cherché une solution différente depuis plusieurs semaines. Toutefois, elle n'a pas été prise sans un motif réel et qui est finalement devenu incontournable. Il n'y aura pas d'autres commentaires. »

Et le tout, alors que le nouveau site de lecture en ligne, Pottermore, avec sa vente d'ebooks exclusive, s'approche désormais de la version bêta, ouverte pour un petit nombre d'élus. Une décision de vendre sans passer par un éditeur qui avait choqué Gallimard, comme nous le précisait Alban Cerisier, responsable numérique chez l'éditeur historique de Potter en France.

« Ce que je peux vous dire, c'est que pour nous, c'est quelque chose qui est problématique, pour l'éditeur de l'oeuvre. Une situation dont on ne voudrait pas qu'elle fasse école, très clairement, dans la mesure où l'édition est fondée, dans son principe, sur des systèmes de péréquations, et a fortiori, dans l'édition littéraire. Mais si l'on brise les éléments de cette péréquation, on met en péril, nécessairement, des équilibres de la création. » (notre actualitté)